Roman
Que s’est-il passé à Saguenay ?
Un cheval indiscipliné a-t-il déclenché la foudre ou est-ce l’essai d’une arme mystérieuse, qui apeure le fragile voisin du Canada ?
Que s’est-il passé à Washington ? Le Cabinet Orange poursuit-il, par des accusations formelles, des buts inavoués ?
Les instances internationales prennent les menaces de conflit très au sérieux. Elles missionnent le Kiosque, la fameuse fondation Suisse de protection des humanitaires.
Quels liens étranges et puissants unissaient la Terre, les chevaux, les hommes et les dieux antiques ?
Le père de l’équitation savait-il les convoquer pour pulvériser ses ennemis ?
Un philosophe Grec, un Général décrié, un Officier migrant, d’astucieuses Québécoises, un philologue égrillard, une top pilote Sud-Africaine et l’équipe des scientifiques Helvètes, ne seront pas de trop pour répondre enfin aux questions que se posent toutes les générations cavalières.
Pourquoi les manèges équestres ont-ils ces formes et ces marques ?

ASIN : B07F2L79QJ
Éditeur : The Given Letters
Date de publication : 26 juin 2018
Édition : 1er
Langue : Français
Taille du fichier : 7.0 MB
Confort de lecture : Non activé
Word Wise : Non activé
Format : Print Replica
ISBN-13 : 978-2955209639
Page Flip : Non activé
Âge de lecture : 13 ans et +
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Pourquoi ce roman ?
Le manège est l’activité équestre qui me fascine. Non pas que je néglige les mérites de la course et du saut, de celles des randonnées et des cavalcades. Chaque exercice requière en soit les mêmes immenses qualités de patience, d’audace et de précision tant de la monture que de l’écuyère ou écuyer.
Ne pratiquant plus moi-même, ayant malheureusement cessé de monter trop tôt pour pleinement et durablement apprécier le bonheur que semble procurer le contact avec le noble animal, je suis redevenu un spectateur attentif en accompagnant des enfants dans leur période de découverte, puis de perfectionnement et enfin de passion dans la plupart des cas.
Les aider à seller, à brosser, lever les paturons, curer les sabots, refaire la litière, donner une carotte, autant de plaisirs devenus complices, en particulier avec ma fille, jusqu’à ce qu’elle soit assez grande pour pouvoir tout faire toute seule, instaurant avec ses montures du moment, une complicité et une intimité que je me serais reproché d’interrompre.
Que faire alors d’un parent un peu encombrant et désœuvré ? Quelques-uns se réfugient dans leurs voitures prenant l’air absorbé par leur smartphone, une lecture ou l’écoute en sourdine, de leur radio.
D’autres se pressent aux abords des fascines pour commenter avec force les exploits et attitudes de leurs chérubins montés sur Shetlands, sans trop se préoccuper de savoir qui décide de quoi dans les figures souvent approximatives dont les traces marqueront à jamais leurs souvenirs émus de parents et très provisoirement le sable doux des manèges.
Il existe enfin la catégorie redoutée des pros et semis-pros des Clubs : celle des curieux intempestifs, poseurs de questions improbables, chercheur d’énigmes sous les pratiques séculaires, dénonciateurs invétérés de tout évidence acquise.
Les arts équestres sont si anciens que leurs codes et leurs méthodes semblent s’enraciner dans la nuit des temps, lorsque les étoiles brillantes dans un ciel sombre éclairaient les fonds de cavernes. Les ancêtres des équins et des Sapiens se sont alors concertés pour décider si, à l’instar des ex-loups et des petits félins, une cohabitation mutuellement fructueuse pouvait s’établir entre eux en dépit, tout autant qu’à cause, de grandes divergences dans leurs régimes alimentaires respectifs.
Il aura fallu du temps et de la patience donc avant que les rôles de montures et de cavaliers ne s’affinent, par l’entraînement, la répétition, la régularité dans la précision. Une reprise de manège est devenue en quelques milliers d’années, le chiffre est imprécis, une chorégraphie puissante mais gracieuse pendant laquelle un couple « centauri-forme » décrit des orbes, des figures et des liaisons dans un espace restreint sous les regards admiratifs autant des connaisseurs que des béotiens, car s’il est bien un spectacle qui ravit l’imagination et éveille une compréhension innée de ses qualités, c’est bien celui qui démontre la complicité millimétrique entre l’humain et le cheval.
En combien de temps, comment et par qui, sont venus de telles techniques, qui convertissent un animal fougueux et indépendant en un partenaire attentif et soucieux de bien faire ? Les chevaux sont sensibles d’une façon générale aux personnes, aux ambiances et à l’énergie qui s’en dégage. Ils aiment aussi les récompenses et les compliments, spécialement les applaudissements. Un bon cheval de concours est souvent un peu cabot !






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