Voilà une lettre qui a un parcours étrange : elle parait presque immuable et universelle tant elle se ressemble une fois arrivée dans chaque alphabet.
Et le plus beau, c’est qu’elle est vraiment le concept incarné de l’écriture, la méta déesse Séshat. Elle est la mémoire de toutes choses, la garante de la rectitude et de la vérité, tout au moins pour la genèse Égyptienne.

Elle fait preuve de neutralité bienveillante, car si l’on peut écrire n’importe quoi, c’est lorsque l’on lit que l’on fait fonctionner l’intelligence. Sa main est devenue la lettre et non sa coiffe, une couronne comportant sept branches, une par mot créateur, entourée de cornes royales. Il faut reconnaitre que cela n’aurait pas été facile à écrire.

Toutefois, ce très puissant symbole ne s’est pas perdu, il agrémente les faîtes des obélisques décoratifs ou votifs, comme celui qui ornait le centre du Circus Maximus de Rome et que l’on peut admirer Place Saint Pierre du Vatican, toujours pourvu de cet heptagramme de la mystique Egyptienne.