L’expression unifiée de l’Orient désuni.

L’Araméen donne naissance à plusieurs langues qui se trouvent être elles-mêmes particulièrement bien documentées, si l’on compare au Phénicien. Cette alphabet fut choisi par des groupes aussi bien sédentaires que très mobiles, l’Araméen se propageant sur les étendues du Moyen-Orient et s’ancrant dans l’ensemble des grandes villes.
Il devient le mode d’écriture privilégié de populations intéressées à disposer d’une solution de communication aussi bonne pour le commerce et la culture que pour leurs religions.
Sa diffusion est autant l’apanage des villes que celui des voyages, le dromadaire remplaçant efficacement le navire sur les longs chemins caravaniers.

Cette forme d’écriture alphabétique, dérivée vers – 900, du Phénicien connaît une puissante expansion qui en fera la source la plus prolifique des écritures Orientales, directement ou sou des formes étroitement dérivées. L’Araméen sera pendant longtemps le langage le plus utilisé depuis la côte Orientale de la Méditerranée jusqu’à la Perse. Les noms des lettres sont d’ailleurs largement partagées. On ne peut déterminer si ces noms sont des reprises des termes Phéniciens ou si elles ont étés appliquées postérieurement à cette écriture.

Nota : cette suite comporte plus de caractères, nous en étudions les 20 correspondant à ceux du Latin archaïque.

  1. L’expression unifiée de l’Orient désuni.
  2. Sa place dans la culture de l’écrit
  3. La formation des caractères
  4. Symbolisme, la lettre comme porteuse de sens.
  5. Sur le même thème.

En comparaison directe avec le Phénicien des similitudes existent, mais nous sommes loin de celles que présentent le Phénicien et le Grec archaïque. Cet alphabet propose des graphies très élaborées en faisant un ensemble plus structuré, pensé pour une écriture à la fois plus rapide et élégante, offrant des courbes et des déliés affirmés.

Sa place dans la culture de l’écrit

En comparant les influences territoriales des écritures antiques, Égyptienne, Phénicienne, Araméenne et Nabatéenne et en prenant d’infinies précautions, car nous illustrons d’un schéma ce qui a duré des centaines d’années.
Leurs peuples ont émergé, se sont développés, se sont affrontés et ont parfois fusionné ou disparu.

La zone couverte correspond à celle des grands échanges commerciaux entre l’Asie et le Proche Orient, avec un débouché maritime si convoité et motif de conflits incessants sur la côte Orientale de la Méditerranée, là où les marins prennent le relais des caravaniers.
L’Égyptien a beau avoir l’antériorité, il n’obtient pas la palme de la diffusion et encore moins celle de la survie.
Le Phénicien a exercé une influence immense sur les territoires que ses marins ont touchés.

L’Araméen a muté en plusieurs formes dérivées magistrales, qui se sont pourtant empressées de l’oublier, mais pas complètement, car l’on trouve encore des poches culturelles l’utilisant comme expression quotidienne. Il en ressort que qu’il serait le grand gagnant d’un concours de locuteurs. Adopté dans des zones géographiques centrales, il est le moteur de la notion de bibliothèque. Son existence permet l’émergence de multiples écoles de pensée.
L’étendue de sa diffusion se ressent encore de nos jours, soit 3000 ans après sa stabilisation. Il a été l’écriture principale des Hébreux, ainsi que celle des Assyriens et des Perses.

  1. L’expression unifiée de l’Orient désuni.
  2. Sa place dans la culture de l’écrit
  3. La formation des caractères
  4. Symbolisme, la lettre comme porteuse de sens.
  5. Sur le même thème.

La formation des caractères

En tant que construction esthétique, l’Araméen se distingue manifestement des solutions l’ayant précédé. Il semble avoir été élaboré en une fois, par un groupe de personnes très déterminées à imposer une norme simple et n’avoir connu que peu de modifications ultérieures.
Une impression renforcée par l’existence d’un très faible nombre d’éléments de base. Le souci de ressemblance potentielle de lettres, ou même la très grande simplification de certaines d’entre elles, produite par un seul trait droit ou courbe.

Symbolisme, la lettre comme porteuse de sens.

Ce qui est étrange avec l’Araméen n’est pas tant sa très longue période d’utilisation en tant qu’écriture et langue, c’est le fait que ses graphèmes aient été retenus par des peuples disposant pourtant de solutions d’écritures cohérentes, tels que les Perses.
L’immense avantage de cette longévité est que nous connaissons les noms et les valeurs de chaque signe, qui sont proches de ceux que nous attribuons au Phénicien.

On observe toutefois que plusieurs contenus diffèrent notoirement, Zayin est la lettre la plus droite et simple qui soit, elle est perçue comme « arme ». Le Hé qui est un « battant » pour le Phénicien devient le symbole de « Louange » ce qui est remarquable car ce sens précis est bien celui de la source hiéroglyphique. Le Qoph, singe ou signe de l’air est ici la nuque, le Semkat, si proche de sa source Égyptienne prend la notion d’appui, ici illustré de façon triviale. Enfin le Tau, support physique dans la construction d’une ouverture est pour l’Araméen une marque, matérialisation d’une situation précise. Le papyrus disparaît, sans doute pour des raisons culturelles, la lettre Sàdhé récupère le symbole du croc Waw qui se retrouve décrit comme le clou, encore un élément de construction.

  1. L’expression unifiée de l’Orient désuni.
  2. Sa place dans la culture de l’écrit
  3. La formation des caractères
  4. Symbolisme, la lettre comme porteuse de sens.
  5. Sur le même thème.