Peu connu, presque mystérieux
On pourrait être tenté de comparer le sort du Nabatéen vis à vis de l’Araméen à celui de l’Étrusque face au Latin : deux formes d’écritures très proches, une même façon de former et de nommer les lettres et, du point de vue culturel, l’effacement des premières au bénéfice des deux autres, grâce en particulier à la prolifération de textes et d’inscriptions.
En dépit de leurs analogies, ces deux situations se distingue par le fait que si les locuteurs d’Etrurie furent contraint à vivre sur les mêmes territoires que les Latins, les Nabatéens pour leur part disposaient de leurs vastes espaces propres et de leurs longues routes commerciales.

Cette forme d’écriture alphabétique, serait dérivée vers – 900, du Phénicien tout en étant très fortement influencée par l’Araméen. Son usage est peu connu et pratiquement non documentée, les Nabatéens utilisant la langue Araméenne. Les similitudes sont donc nombreuses, mais la répartition des traces écrites manifeste de la présence dans des zones très différentes, en particulier le long des grande routes reliant le sud de la péninsule Arabique.
- Peu connu, presque mystérieux
- Nabatéen et Araméen les quasi jumeaux.
- Des traces de l’alphabet du désert.
- Une inspiration troublante.
- Sur le même thème.
Nabatéen et Araméen les quasi jumeaux.
Le Nabatéen est réputé être postérieur à l’Araméen et en avoir repris les caractéristiques essentielles. Comme notre analyse s’intéresse essentiellement à la forme des caractères, nous ne pouvons pas entrer dans les récits explicitant les origines, les modifications désirées ou imposées, les conflits nombreux et les échanges culturels encore plus nombreux.


En observant le Nabatéen et l’Araméen, nous nous trouvons devant deux versions très proches de la même chose, pour la quasi totalité des caractères. La aussi, les exceptions notables laissent perplexe. Les deux premières lettres, Aleph et Bêth sont sensiblement différentes. les deux Semkat n’ont rien à voir, le Yuth Nabatéen est beaucoup plus complet que la version Araméenne qui ne présente que le haut arrondi de la lettre. Une question se pose alors : le Nabatéen a t’il agrégé à sa base Araméenne des sources plus anciennes ?
- Peu connu, presque mystérieux
- Nabatéen et Araméen les quasi jumeaux.
- Des traces de l’alphabet du désert.
- Une inspiration troublante.
- Sur le même thème.
Des traces de l’alphabet du désert.

Si l’on tente de réaliser une cartographie des zones d’utilisation des différentes écriture, il nous apparait que le Nabatéen était surtout présent en Jordanie et le long de la côte Est de la mer Rouge. Son utilisation dans le Sinaï est assez probable ce qui en ferait un espace de frictions, ou de commerce, avec les peuples utilisant l’Araméen.
Une inspiration troublante.

La juxtaposition avec le Proto-Cananéen fait apparaitre l’influence, possible mais non prouvée, de ce dernier sur deux caractères en particulier, l’Alaph qui ressemble vraiment à une tête de bovidé et le Bêth qui parait simplement pivoté par rapport à la graphie ancestrale.
Avec le Phénicien, les ressemblances ne sont pas particulièrement éclatantes.
Toutefois deux cas attirent l’attention, celui des « Yuth » (sixièmes caractère en lignes 1 et 2) graphiquement très proches, cette graphie deviendra le Digamma en Grec.
Les « Pé » (le troisièmes des lignes 3 et 4) sont, pour leurs parts, identiques.

- Peu connu, presque mystérieux
- Nabatéen et Araméen les quasi jumeaux.
- Des traces de l’alphabet du désert.
- Une inspiration troublante.
- Sur le même thème.

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.