La Voie Des Oubliés.

Les origines du Latin sont Grecques, c’est la filiation officielle telle qu’elle fut présentée par les grands auteurs. Pourtant nous allons consacrer un petit temps de réflexion à une variante intermédiaire de l’alphabet, qui précéda puis coexista avec le Latin.
Nous ne savons pas assez de choses sur ces prédécesseurs qui vivaient dans les régions nord et centrale de la Péninsule Latine, un territoire que l’on nomme encore l’Étrurie.
Que l’on suive la voie historique, écrite en Latin, ou que l’on réfléchisse aux interactions économiques et sociales entre les deux peuples, tout concourt à indiquer que les descendants de Romulus sont en grande partie des Étrusques.
- La Voie Des Oubliés.
- Histoire des Origines
- La formation des caractères
- Sa place dans la culture de l’écrit
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Histoire des Origines
L’écriture des Étrusques est n’a pas survécu, pas plus que leurs histoires. Avaient-ils des raisons de vouloir s’absorber dans une légende plus grande, en échange d’un partage du pouvoir ?
Nous ne disposons que de quelques exemples de leur écriture, un niveau de rareté suspect. La comparaison avec le Latin archaïque est troublante puisque l’alphabet semble avoir été inversé.

En observant les bribes qui ont échappé à l’effacement, nous observons une écriture proche du Latin archaïque, nous pourrions penser que l’une se présente en miroir de l’autre.
C’est à peu près tout. Les compétences artistiques et économiques Étrusques sont mal connues. On sait toutefois qu’elles étaient développées et influentes sur une bonne partie du Bassin Méditerranéen.
La formation des caractères

Nous avons là un quasi copié collé en miroir depuis le Latin Archaïque.
Avec toutefois des différences assez flagrantes au niveau des lettres C, un quasi cercle chez les Etrusques et Q qui ressemble à un 8 avec une petite tête. Deux formes qui se retrouvent à l’identique en Phénicien.
L’équivalent du H est là aussi tellement proche de son homologue Phénicien que l’on peut supposer que l’étape Grecque n’a pas été influente L’alphabet Etrusque serait alors plus proche d’un crypto-Grec que du Ionique si bien léché. Aussi, il ne semble pas que, du fait de la présence d’autant d’arrondis, cette écriture ait été appliquée aux matériaux les plus durs.
Si les liens avec les Grecs étaient puissants, c’est toutefois la comparaison entre l’Etrusque et le Phénicien qui nous donne une majorité de lettres identiques.
Sur le plan politique, on se souviendra que le départ forcé du dernier roi Etrusque de Rome provoqua l’avènement de la République, laquelle n’eut de cesse que de faire tomber l’influence des Phéniciens.
En juxtaposant l’Étrusque avec le Grec archaïque, la parenté est visible, sans plus, contrairement au Latin archaïque. Cela peut être du au sens d’écriture, mais aussi à ce que les formations des deux séries de caractères sont simultanés, toutes deux héritières directes du Phénicien.

Sa place dans la culture de l’écrit

La comparaison directe avec le Phénicien est alors très instructive, car nous trouvons des graphies similaires pour la plupart des lettres et une orientation identique pour la quasi totalité, à l’exception comme si les Phéniciens avaient appris à écrire à des Étrusques très attentifs, mais enclins à arrondir les traits.
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- Histoire des Origines
- La formation des caractères
- Sa place dans la culture de l’écrit
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