En 20 signes principaux, voici l’alphabet le plus connu dans le monde, non parce qu’il est la forme d’écriture la plus utilisée nativement, mais simplement parce qu’étant la source des langues véhiculaires Européennes les plus utilisées pour la communication de la plupart des locuteurs Planétaire. On observe d’ailleurs que cela date d’un effort ancestral de colonisation militaire et économique, qui fut en son temps entrepris et longuement développé par la République Romaine qui adopta l’écrit des Latins pour en faire le mode chéri de l’Impérium.

Des versions Latines

Les Romains, utilisateurs et diffuseurs assidus du latin, ont connu trois époques alphabétiques. L’écriture Latine d’aujourd’hui est celle qu’ils ont laissée après l’avoir figée vers l’an + 300 de notre ère. Bicamérale et lapidaire, elle possède 26 signes principaux.
Bicamérale désigne les deux aspects d’une écriture présentant les mêmes lettres sous deux formats différents, l’un, les capitales, utilisées pour manifester de la grandeur ou un début de phrase ou d’initiales et les autres, dites minuscules utilisées pour les textes courants .
« Lapidaire » vient du nom des graveurs et tailleurs de pierres et par usage une écriture tracée, pour ses capitales, au moyen de lignes, droites ou courbes les plus directes possibles.

  1. Des versions Latines
    1. Écrire et Construire.
  2. Pas de Jules avant + 300 !
    1. Le latin des origines n’était pas gravé
    2. Les interactions avec les autres alphabets

Écrire et Construire.

Avec quelques signes, il est possible de transmettre une chose fondamentale telle que le nom du bâtiment, généralement imposant et spécialisé, devant lequel nous nous trouvons pour exercer l’une ou l’autre des activités favorites du peuple, depuis l’écoute bienveillante des édiles corrompus à l’observation du massacre d’innocents. Les frontons vont accueillir quelques mots, une phrase de dédicace et une date. Une analogie directe existe entre la construction d’un ouvrage en pierres et celle des lettres, les capitales tout au moins, qui authentifient le sérieux et l’importance de l’édifice.

Nous ferons appel à des professionnels pour réaliser un mur dans un cas et une gravure dans l’autre. Ils vont se servir d’outils proches, burins et marteaux et tenter de livrer un résultat parfait.
Les défis dans l’exécution d’un bon travail sont proches : plus le matériau utilisé est beau et plus il a de chance d’être difficile à travailler, dur à tailler ou graver, il sera cassant et sujet aux fissures.
Le graveur de pierre, depuis l’aube de l’expression monumentale d’Egypte jusqu’à notre époque, est un artisan compétent dont les méthodes et arts ont peu changé depuis 5 000 ans.
Ce qui en fait l’un des plus vieux métiers du monde, de ceux qui sont respectés dans toutes les confréries de bâtisseurs, car on n’a rien trouvé de plus durable pour dédicacer une construction que de la parachever de quelques traits de gouge parfaitement tracés.
Les éléments de bases sont toujours les mêmes, des traits verticaux, horizontaux et biais et quelques arrondis, ce qui permet de créer l’ensemble des lettres utiles avec une grande économie d’outils et de gestes.
Le graveur commence par une petite taille en biseau, par laquelle il attaquera la pierre avant d’élargir peu à peu en s’assurant de ne pas fendre en fin de tracé. Ce petit trait caractéristique est repris depuis l’aube de l’écriture pour les polices de caractères « avec Sérif ».
Avec l’avènement de supports plus souples, requérant des outils plus légers, ces petits appendices furent interprétés comme des attaques ou relevés de pinceaux, ce qui est moins violent.
Un dérapage de plume ou de brosse provoque moins de conséquences douloureuses, les tâches faisant moins mal que les coups de gouges, sauf à l’amour propre.

  1. Des versions Latines
    1. Écrire et Construire.
  2. Pas de Jules avant + 300 !
    1. Le latin des origines n’était pas gravé
    2. Les interactions avec les autres alphabets

Pas de Jules avant + 300 !

On trouve la trace d’un Caivs Ivlivs Caesar, dans les « commentaires sur la guerre des Gaules ». Il se donne le premier rôle, ce qui est parfaitement son droit car il écrit à la première personne, avec 23 lettres seulement !
Bien avant l’illustre Ivlivs, l’alphabet Latin est dit archaïque, c’est la version 1 qui fut établie comme écriture unifiée des citoyens Romains et de leurs nombreux ralliés, vers – 650.

Entre – 350 et + 300, nous avons affaire au Latin classique. Cette version 2 ne comportait que 23 lettres, le J, le U et le W étaient absents. Le Latin archaïque comporte 20 lettres, ce qui est peu. Le G, le O et le Z ne figurent pas dans la liste.

Le latin des origines n’était pas gravé

Dans les textes les plus anciens, nous trouvons des graphies et des orientations de lettres particulières.
Les branches du F sont inclinées, P ressemble à une potence, ce qui deviendra un R ne dispose que d’un embryon de ligne de retour. Enfin, ce que nous identifions comme un C, est pivoté en coupole.

Ces différences sont limitées. Avec un peu de concentration, les textes anciens nous sont visuellement familiers, restant lisibles et éventuellement compréhensibles par les latinistes.

Les différences entre le Latin Archaïque et le Latin Classique sont très sont limitées. Avec un peu de concentration, les textes anciens, majoritairement sur papiers ou papyrus, nous sont visuellement familiers, restant lisibles et éventuellement compréhensibles par les latinistes.

Le nombre de traits se limite à une base d’une dizaine, avec quelques courbes marquées donnant aux caractères une esthétique assez onctueuse si nous la comparons avec le tracé Grec contemporain.
Nous notons donc, en rapport direct avec notre recherche, que ces 20 signes sont en majuscules et pouvaient être écrits dès -650 avant notre ère. C’est un jalon important montrant une ascendance avec le Grec, mais aussi avec le Phénicien.

Les interactions avec les autres alphabets

Cette suite de caractères crée par les Latins a adopté comme expression unique par les Romains, sans doute à l’avènement de la République, suite à la désertion du dernier Roi de Rome Étrusque.
La diffusion s’est faite largement au grès des conquêtes et des ralliements, au point de supplanter les Phéniciens. par contre, l’alphabet Grec a réussi à survivre réussissant même à imposer certaines de ces graphies.

  1. Des versions Latines
    1. Écrire et Construire.
  2. Pas de Jules avant + 300 !
    1. Le latin des origines n’était pas gravé
    2. Les interactions avec les autres alphabets