Creuser encore un peu plus.

Notre postulat est le suivant : des Égyptiens vivant il y a près de 4500 ans, pour lesquels l’écriture est une expression sacralisée de leur propre génie, ce sont confrontés au besoin non seulement de simplifier leur longue liste de hiéroglyphes pour leurs propres besoins, se sont aperçu qu’il leur fallait communiquer sommairement avec des populations étrangères, que celles ci soient captives ou non.

Pour faire bref, il ont choisi 20 caractères explicitement représentatifs de leur mystique la plus ancienne pour composer un solution de communication simplifié qui deviendra « l’alphabet des sables », permettant la transition depuis l’écriture syllabique vers l’écriture par lettres.
Les héritiers directs de cette approche basique seront le Phénicien, l’Araméen, le Nabatéen, l’Etrusque, le Grec et enfin le Latin. Depuis la formalisation de l’alphabet par les marins commerçants et explorateurs de la côte Orientale de la Méditerranée, les peuples de son pourtour, et bien au delà utilisent quotidiennement des hiéroglyphes sacrés !

S’il semble admis que le Proto-Cananéen est le premier des alphabets volontaires, il est une simplification à outrance du linéaire simplifié.
Si l’on compare les présentations sophistiquées du hiéroglyphique des grandes tombes, temples et monuments, si riche en finesse, en détail et en couleurs avec ce que nous trouvons au temple de Ator, une sérieuse différence qualitative, dans l’exécution graphique, est observée, ce qui se comprend d’un point de vue pratique, sans pour autant oublier les raisons politiques.

Il faut comprendre qui a inspiré les voyageurs du désert et leurs confrères, les serviteurs des Égyptiens et apprendre ce qui les a conduits à isoler et conserver les quelques signes, parmi les centaines de hiéroglyphes disponibles, qui leur ont permis de reconstituer des syllabes.
Nous cherchons ainsi à retrouver plus particulièrement les origines des 20 signes particuliers qui forment le cœur de ce qui nous est parvenu. Faut-il pour cela parcourir l’ensemble des vastes connaissances acquises sur le Hiéroglyphique ?
Oui, au grand risque de nous perdre dans plus de 3 000 années de corrections, de modifications, de nous égarer dans une histoire si complexe qu’elle ne peut être décrite avec certitude.

  1. Creuser encore un peu plus.
  2. La tâche est-elle impossible ?
  3. Divins Insignes.
  4. Les racines carrées.
  5. La grammaire à coup de burins.
  6. Les figures géantes.
  7. Sur la piste des Divins
  8. Sur le même Thème

La tâche est-elle impossible ?

Ou à contrario largement facilitée par ce que nous savons des Égyptiens et de leur première qualité, la logique applicative ?
Ils étaient systématiques dans tout ce qu’ils ont entrepris. Leurs grandes forces étaient l’organisation planifiée des tâches, la mise au point de procédures, de leur enseignement et leur conservation, leur sens aigu de la hiérarchisation et de la consignation.
Une méthodologie qui leur a permis d’inventer et d’améliorer dans tous les domaines.
Or, comme l’écriture est un méta système, elle fournit les outils pour décrire les ensembles planifiés. C’est une aubaine pour qui veut analyser les interactions entre la pensée théorique et l’ordonnancement pratique.
Ces deux aspects se combinent dans la suite de caractères du Sinaï.
Inspirée ou fournie par les Egyptiens, elle a traversé les âges et les tumultes pour nous parvenir sous la forme des principaux alphabets que nous utilisons 4 000 ans après.

Divins Insignes.

Dans chaque lettre des alphabets Latin, Grec, Phéniciens et dérivés, se trouve l’histoire d’une racine antique, à la fois graphique, nominative et symbolique.
C’est l’analyse de ces trois aspects qui nous permet de reconstituer la courte collection des identifiants Égyptiens qui annonçaient, il y a près de 4 500 ans, ce que serait notre mode d’écriture contemporain.
L’ordre de présentation que nous avons choisi est celui de la genèse Égyptienne, car l’ordre alphabétique répond à des choix postérieurs de quelques millénaires.
Certaines lettres des alphabets actuels ne sont pas traitées, nous laissons de côté celles qui ont été ajoutées par adoption de signes ou par dédoublement, afin de répondre aux besoins de locution.
Dans la plupart des cas la filiation est claire tant les signes originaux et les lettres qui en découlent se ressemblent, partagent leurs noms et significations.
L’histoire peut aussi se montrer un peu plus tortueuse et marquer ce que nous qualifierons de corrections pratiques.

  1. Creuser encore un peu plus.
  2. La tâche est-elle impossible ?
  3. Divins Insignes.
  4. Les racines carrées.
  5. La grammaire à coup de burins.
  6. Les figures géantes.
  7. Sur la piste des Divins
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Les racines carrées.

Pour simplifier, il faudra et suffira de :

  • Lire les quelques centaines de hiéroglyphes contemporains à la création du Proto-Cananéen et se fier à leur proximité graphique.
  • Rechercher les sens donnés par les Égyptiens à leurs signes hiéroglyphiques et les comparer avec ceux qui furent ensuite attribués aux lettres Phéniciennes.
  • Regarder si les innombrables emblèmes et attributions des divinités principales ou secondaires, nous fournissent des orientations correctes, car les Egyptiens ne concevaient rien qui ne concorde avec leur mystique.
  • Placer les signes dans une grille de lecture, qui ne peut être un alphabet constitué car cela n’aurait aucun sens de chercher à appliquer aux symboliques Egyptiennes les compréhensions que nous avons de leur système de pensé.

En regardant le résultat, nous saurons si la suite de caractères du Proto-Cananéen est plus ancienne que nous ne le supposions, mais surtout, nous allons savoir si elle est porteuse d’une idée maîtresse expliquant enfin ses curieuses dispositions.

En partant du Proto-Cananéen, nous avons la chance de disposer de formes graphiques assez similaires à celles de hiéroglyphes linéaires, assez simplifiés. Or, pour chaque graphie en linéaire, il existe au moins une graphie plus complète, voire monumentale.
En partant du Phénicien, nous avons la chance de disposer d’une signification pour chaque caractère. La recherche consiste ainsi à réattribuer un, et si possible un seul, hiéroglyphe à chaque lettre. Autrement dit, espérer les trouver toutes et garder l’espoir qu’elles auront toute un sens, si ce n’est logique, tout au moins explicable.

  1. Creuser encore un peu plus.
  2. La tâche est-elle impossible ?
  3. Divins Insignes.
  4. Les racines carrées.
  5. La grammaire à coup de burins.
  6. Les figures géantes.
  7. Sur la piste des Divins
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La grammaire à coup de burins.

Si les alphabets descendent en lignes et courbes du hiéroglyphique, on peut légitimement se demander pourquoi un système si simple et facile à vivre n’a pas été popularisé en Egypte, ne serait-ce que pour assoir sa primauté culturelle et éventuellement économique sur l’ensemble du Moyen-Orient et des pourtours Méditerranéens.
Ces aristocrates de l’écriture n’en éprouvaient aucun besoin, leur système fonctionnait si bien que l’on a longtemps supposé que les scribes influents, s’ils ont pris connaissance de cette petite chose éloignée, se sont gaussés de cette solution bas de gamme pour marchands itinérants.
L’avenir les aurait alors passablement contredits. Au point que le hiéroglyphique fut regardé comme un simple effet ornemental, une mode maniaque dépourvue de sens. Leur culture fut admirée mais considérée comme éteinte et indéchiffrable, jusqu’à ce que quelqu’un, Jean-François Champollion, ait l’idée d’une démarche inversée. Il comprit les signes, les rébus, les mots et les phrases du hiéroglyphique dans un effort de rétro-graphie épuisant.

Les figures géantes.

Dans le cas présent ce ne sont ni des Sphinx ni des statues monumentale mais bien des femmes et des hommes les égyptologues, auxquels nous devons tant de découvertes .Elles et eux rassemblent un nombre impressionnant de compétences, depuis les chartistes aux architectes, car découvrir et tenter de comprendre une civilisation aussi complexe que celle de Kamet est un travail qui occupe plusieurs vies. Il ne saurait être question ici de faire une liste exhaustive des ouvrages que nous avons pu examiner dans notre recherche, certains sont antérieurs à la découverte du Proto-Cananéen.

Jean-François Champollion le Jeune (1790-1832) Il serait oiseux de chercher à résumer en quelques lignes l’œuvre et l’importance du découvreur de la signification du hiéroglyphique. Le mieux est de se plonger dans ses écrits et de lire les biographies décrivant son fulgurant et écourté passage dans l’histoire. L’ouvrage de référence le plus utilisé dans notre quête fut Grammaire Égyptienne, Ou Principes Généraux De L’écriture Sacrée Égyptienne Appliquée À La Représentation De La Langue Parlée. Jean-François Champollion – ouvrage posthume Firmin Didot, 1836.
Thomas Young (1773-1829) est le modèle du grand scientifique si polyvalent qu’il en devient intimidant : médecin, physicien, botaniste, astronome, philologue et bien sûr égyptologue, entre autres activités, il est capable de se consacrer avec succès à des travaux de découvertes et de compréhension de questions complexes. Et en plus il était Londonien.
Son apport au déchiffrement des hiéroglyphes est précoce, il se base sur la Pierre de Rosette pour trouver les correspondances entre des lots de signes démotiques et des citations en copte. Les résultats furent à moitié concluants, si l’on en croit Champollion, qui refusa de reconnaitre que sa propre inspiration venait de Young.
S’ils avaient navigué, ils se seraient vraisemblablement échangé des boulets et des coups de sabre, respectant ainsi l’ambiance pluri-centenaire régnant sur les relations Britanico-Françaises.
Heureusement, le calme revint assez vite pour que Young et Champollion suivent leurs vies de découvreur en assez bonne intelligence, au point que le Britannique pu consulter les fonds du Louvre dirigé par le Français.

GARDINER Sir Alan, 1879 – “Egyptian Grammar”, Being and introduction to the study of hieroglyphics – Oxford, Griffith Institute, third edition, 1976 et “ The Inscription of Sinai” Part 1 – 1917 et Part 2, Translations and Commentary – avec T Eric Peet Egypt Exploration Society
Gaston Maspero, 1846 – 1916 – Histoire Ancienne des Peuples de l’Orient – Seconde Edition 1876 et Etudes de Mythologie et d’Archéologie – Bibliothèque Egyptologique – Tome 28 – 1912.
Margaret A. Murray ( L’Osireion à Abydos – Compte de la Recherche Egyptienne – 1903 Préface de \V. M. Flinders-Petrie et Anciennes Légendes des Deux Egyptes, recueil de contes mythique des relations entre les principales divinités Egyptienne, premier empire. Edtion en 1912.
Gustave Lefébvre 1879 – 1957. Grammaire de l’égyptien classique, Le Caire, IFAO, 1940.

Sur la piste des Divins

Notre recherche consiste maintenant à retrouver les propriétaires originels de 20 signes précis parmi les plus de 800 que comptaient l’écriture hiéroglyphique linéaire à partir de – 2500 ans et en nous fiant à ce que nous indiquent les grammaires de Champollion et Gardiner en particulier.
Le résultat est probant.
Il s’agit de dieux et de déesses dont les figurations sont souvent exprimées intégralement, debout ou trônant en majesté aux abords des temples en trois dimensions de grès et de granit ou en deux dimensions en à-plats peints ou gravés dans les grands sites et tombes.
• Le premier enseignement de notre recherche est le suivant : à chacun des signes compris dans l’alphabet Proto-Cananéen correspond bien un hiéroglyphe.
• Le second enseignement est plus troublant : les hiéroglyphes retrouvés sont tous emblématiques des plus grandes puissances Egyptiennes.
Le troisième enseignement est étonnant : l’ordre de ce 20 signes permet de raconter une genèse primordiale Egyptienne, telle était racontée aux premiers temps de leur mystique.

  1. Creuser encore un peu plus.
  2. La tâche est-elle impossible ?
  3. Divins Insignes.
  4. Les racines carrées.
  5. La grammaire à coup de burins.
  6. Les figures géantes.
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