Par ordre d’apparition :

- Par ordre d’apparition :
- Elle était une foi (très ancienne)
- Du chaos à l’inexplicable.
- Ainsi furent les mots
- D’abord la philosophie
- L’Enfantement Est La Genèse.
- Le Discours Des Élémentaires.
- Ciel, Terre Et Calendrier.
- Isis et Osiris, le couple idéal.
- Nephtys et Seth, loin d’être un couple.
- Haroëris, le dernier et non le moindre.
- Tout Créer En 20 Signes !
- Sur le même Thème
Elle était une foi (très ancienne)
Il existe plusieurs récits primordiaux de la mystique Egyptienne, ils correspondent à des villes, des périodes et des dynasties différentes, qui avaient sans doute leurs motivations propres tout en utilisant les mêmes « éléments de base ». Après avoir trouvé les racines hiéroglyphiques de chaque lettre et avoir constaté qu’elles correspondaient toutes à une divinité ou un symbole divins, nous proposons une genèse unifiée, telle un enseignement clair et simple de la mystique Egyptienne, se concentrant sur les divinités principales et ne tenant pas compte de leurs avatars, doublons et surgeons dont le nombre dépasse les 3000.
Aussi, nous utilisons les fresques et sculptures les plus anciennes, celles qui identifient les divinités par leurs symboles et leurs attitudes, telles qu’elles s’exposent dans les grandes tombes les plus anciennes.
Du chaos à l’inexplicable.
Il est relativement simple de dire la genèse Égyptienne, car cette tradition mystique débute avec une entité non définie, mal comprise, indéterminée et particulièrement hypothétique. Par chance, ou destinée, elle est incarnée.
Heh n’a pas de limitations en tant que somme de huit abstractions aux contours flous et illimités, qui exercent avant que le temps ne s’écoule dans un endroit hors de l’espace.
Cette nature originelle lui attribue le contrôle de l’éternité, dont il est l’incarnation conceptuelle, autant préciser qu’il est insaisissable.
Il en émerge, paraît ou se synthétise, un être puissant, Montou, qui prend une forme intelligible quoique non observable puisqu’elle (ou lui) est seule, cela procrée quelque chose de formé et matériel, physiquement tangible. A ce moment plus ou moins précis d’un temps élastique, rien n’est définissable comme achevé.
L’entité fait sortir d’elle-même une chose apparentée à un œuf. Cette interprétation est ultérieure pour rendre le récit intelligible car personne ne sait tout, il n’y avait pas de témoin.
Dans cet objet se trouvent d’autres situations ou environnements. Leurs natures sont moins importantes que le fait qu’elles et ils sont distincts.
Ce qui nous dote de deux innovations remarquables encore très utilisées de nos jours : l’individualisation et la vie.
L’existence accompagne ces êtres, car elle les a rejoints à l’instant de leur conception. La question se posera par la suite de savoir si la vie est une caractéristique du tout premier des êtres, ou plutôt un effet de sa volonté.
Montou procède par délégation en transmettant sans considérer le risque de se priver. Il répand, ce qui est la marque d’une générosité infinie, un cadeau proprement inestimable. En l’absence de vie, nous serions bien embarrassés pour l’apprécier.
Dans cette espèce d’espace, se trouve un mélange assez dense pour être conscient de sa propre destinée : Neith, qui contient un second concept plus petit, le soleil Rà, redevable de sa présence et qui de façon insondable, gagne une volonté propre.
- Par ordre d’apparition :
- Elle était une foi (très ancienne)
- Du chaos à l’inexplicable.
- Ainsi furent les mots
- D’abord la philosophie
- L’Enfantement Est La Genèse.
- Le Discours Des Élémentaires.
- Ciel, Terre Et Calendrier.
- Isis et Osiris, le couple idéal.
- Nephtys et Seth, loin d’être un couple.
- Haroëris, le dernier et non le moindre.
- Tout Créer En 20 Signes !
- Sur le même Thème

Ainsi furent les mots
Les débuts peuvent être ainsi résumés. La vie favorise la conscience qui crée la volonté. Il n’y a pas besoin de grand-chose d’autre.
À partir de là toutes les entités actives bénéficieront de ces trois composantes à doses égales, nécessaires pour accomplir leurs œuvres.
Depuis lors, tout s’est compliqué du fait de la perte du sens des proportions. Le déséquilibre s’insinue si la volonté devient envie consciente, au point de s’opposer ou de dévaloriser la vie, qui est pourtant à l’origine de tout.
Ceci reste conceptuel, car au point où nous en sommes de la genèse Égyptienne, il manque une chose importante qui ne va pas tarder à arriver, l’émergence du principe de production du vivant, celui qui favorise la multiplication des êtres.
Du mélange visqueux se particularise Neith. Étant, comme Heh et Montou, dotée de conscience, il/elle, ils/elles, savent que l’unicité est rompue. Ce qui induit que la communication par le dialogue peut s’instaurer par la création de la voix, ce premier lien immatériel entre entités vivantes.
La vie, la conscience et la volonté sont rejointes par l’élocution, ce qui permet de distinguer en les nommant toutes les choses qui seront ou non dotées de vie, de conscience, de volonté et pour les plus entreprenantes, de la parole.

La genèse Egyptienne, première de toutes, est beaucoup plus directe, car ses divinités majeures ne se combattent pas, trop occupées à incarner les concepts intellectuels les plus importants.
L’univers Heh, la création Montou, la parole Neith, l’intelligence Thôt, l’écriture Séshat, la justice Màat, la vie Anhk et la lumière Rà sont incarnées. Ces bases immuables, à peine interprétables, fixent le cadre de la pensée Égyptienne pour quelques millénaires.
La mer/mère Neith étant la parole, elle s’en sert pour prononcer sept mots, créateurs de toutes choses.
Leur ordre et leurs formes ne sont pas précisés dans les traditions, il faut croire qu’ils ne furent pas enregistrés dans les temps anciens, que les énoncer n’était pas autorisé du fait de leur puissance, ou encore parce que seuls les prêtres les mieux initiés y étaient autorisés, en prenant de fortes précautions de protection.
Est-ce dangereux de connaître les mots de la création ?
C’est faux et contre-intuitif : pour toutes les grandes traditions, les genèses sont précisément racontées puis écrites pour que toute créature pensante les écoute, les reconnaisse, en comprenne le sens profond et respecte les idées qu’elles contiennent.
Les sept paroles de Neith sont, au moins dans l’histoire telle que nous la comprenons, les suivantes : Univers, Création, Parole, Penser, Écrire, Équilibrer, Vie, Soleil.
Autrement dit, Neith nomme ce qui l’accompagne : Heh, Montou, Thôt, Séshat, Mâat, Ankh, Rà, dans cet ordre, ou pas loin.
- Par ordre d’apparition :
- Elle était une foi (très ancienne)
- Du chaos à l’inexplicable.
- Ainsi furent les mots
- D’abord la philosophie
- L’Enfantement Est La Genèse.
- Le Discours Des Élémentaires.
- Ciel, Terre Et Calendrier.
- Isis et Osiris, le couple idéal.
- Nephtys et Seth, loin d’être un couple.
- Haroëris, le dernier et non le moindre.
- Tout Créer En 20 Signes !
- Sur le même Thème
D’abord la philosophie
Les récits primordiaux des mystiques sont principalement des histoires explicitant, tout en laissant une bonne part de mystères, ce qu’il s’est passé, généralement un combat entre générations souhaitant le pouvoir, des intrigues pour juguler ou se débarrasser d’un acteur, ou actrice, trop encombrant et surtout comment les êtres humains sont créés, s’intercalent parmi les divinités, pour enfin récupérer la gestion des choses et entamer une longue période de développement qui leur permettra, parfois, d’acquérir assez de sagesse pour que la philosophie, largement animée de débats, s’installe.
Ankh, le mot qui définit la vie, exprime l’instant du détachement de Rà, le soleil montant depuis l’horizon. Il avait besoin de l’animation pour s’élancer dans l’espace si obligeamment structuré par Heh.
Devant un tel résultat, Neith comprend qu’il serait dommage que cela se perde, aussi très concrètement elle demande à trois grands concepts préexistants de la re-joindre : Thôt pour l’intellect, Séshat pour l’écriture et Mâat pour l’équilibre.
Thôt, l’être souvent représenté avec une tête d’Ibis, invente les sciences et l’écriture. Il choisit parmi toutes les formes d’expression graphiques disponibles celle qui lui semble la plus propice à une compréhension directe par celles et ceux, encore en projet, qui devront la lire : des hiéroglyphes, dessins plus ou moins explicites formant par des rébus, les syllabes et les mots tels qu’ils seront prononcés.
Sans intelligence il n’y a rien à comprendre et il ne servirait pas à grand-chose d’écrire, puisque justement, l’intelligence est l’aptitude à lire, soit comprendre, entre les lignes !
Séshat est la plus importante de toutes les divinités pour qui veut consigner une histoire. Elle apparait en tant que protectrice de l’écriture ainsi que sa plus importante productrice. Elle voit, entend et transcrit tout, avec bonne humeur et discernement.
Ce formidable ordre des choses fait que n’importe quel texte est une superposition du grand dieu de l’intellect et de sa compagne, déesse omnipotente, personnification de la transposition matérielle des faits et des idées. À partir de cet instant, il devient possible de gérer le réel et la complexité qu’il a un tantinet tendance à produire.
La vie est insufflée par Neith, Rà prend un envol fulgurant de créateur, Thôt assure les développements et Séshat ne perd rien, même si tout se transforme.
Cela ne suffit pas. Il faut que tout prenne du sens, qu’une direction générale fasse de la création un système cohérent avec un début, des objectifs, des cadres, des évolutions et potentiellement une fin.
C’est pour assurer cette fonction si particulière que Mâat se manifeste. Si vous pensiez que Heh est un dossier compliqué, faîtes la connaissance d’un être unique : son pendant éthique et moral.
Mâat est l’incarnation d’une pensée philosophique globale : la définition de l’ensemble des hautes aspirations des premiers Égyptiens pour la mise en œuvre d’une civilisation sereine et pérenne. La justice, l’ordre, la stabilité, la vérité et l’équité sont ses attributs principaux.
Ils peuvent être résumés comme la perception consciente que chaque individu doit avoir de la réalité de la conscience des autres.
Tout est maintenant en place pour que Rà se mette en besogne et il va se montrer très créatif.
- Par ordre d’apparition :
- Elle était une foi (très ancienne)
- Du chaos à l’inexplicable.
- Ainsi furent les mots
- D’abord la philosophie
- L’Enfantement Est La Genèse.
- Le Discours Des Élémentaires.
- Ciel, Terre Et Calendrier.
- Isis et Osiris, le couple idéal.
- Nephtys et Seth, loin d’être un couple.
- Haroëris, le dernier et non le moindre.
- Tout Créer En 20 Signes !
- Sur le même Thème
L’Enfantement Est La Genèse.
Pour avoir de la compagnie et répartir les charges de travail, car s’occuper d’un univers est une activité prenante, assez aventureuse et parfois pénible, Rà décide de se doter non de délégués, de surgeons ou d’avatars, mais d’enfants qui seront eux-mêmes aptes à se reproduire , un concept révolutionnaire.
Il crée sa progéniture sans phase intermédiaire ni collaboration d’une quelconque assistance majeure. Ce qui semble facile pour lui, coutumier de l’autoproduction.
Installer sur une planète des sous-systèmes autonomes qui travaillent en partie pour se reproduire et en partie à aménager leur environnement est un concept de terra-formage apprécié par tous les explorateurs spatiaux.
Une déesse et un dieu naissent ensemble, ce qui les conduit à inaugurer une longue tradition familiale lourde de sens et de conséquences, en devenant épouse et époux.
Shou est le premier des dieux masculins, frère et époux de sa sœur Tefnout, première fille de Rà.
Il est l’air sec et brûlant du désert. Ce qui s’interprète comme le feu dans la grille de classification des éléments.
Tefnout est la première des déesses créées. Cela n’implique pas sa primauté historique parmi les déesses mais une reconnaissance du fait qu’elle est la fille de Rà.
Si l’on compte les divinités féminines principales, elle est plus ou moins la quatrième. Pourtant, Rà n’a pas de sœurs.
Ce n’est pas explicite, ni vraiment rationnel, mais qui voudrait vraiment cumuler un discours scientifique rigoureux et une genèse poétique ?
Tefnout est présentée comme une femme à tête de lionne, coiffée d’un disque solaire attestant de son ascendance et illuminant sa silhouette. D’abord très violente, Tefnout devient paisible et bienveillante, l’incarnation de la rosée du matin et de la douceur de l’eau, dont elle est l’incarnation.
Comme ce premier duo est régnant et complémentaire, Rà va leur concocter l’emblème majeur de la royauté Égyptienne, une crosse qui sera utilisé pendant des millénaires pour annoncer que Pharaon est le « berger » des Égyptiens et que son pouvoir est en provenance directe des divinités absolues.
Le feu et l’eau ont quelques déboires et conflits qui ne produisent ni extinction ni vapeur, ils s’aiment et se soucient du royaume des vivants. Alors, ils décident de se reproduire et pour la première fois, naissent des enfants engendrés, Geb et Nout. Comme l’on pouvait s’y attendre, c’est un couple comportant une déesse et un dieu. Ils se ressemblent et partagent, outre leur origine commune, un amour sans faille qui en fera la seconde dyade Pharaonique de frère et sœur mariés pour l’éternité et au-delà.
- Par ordre d’apparition :
- Elle était une foi (très ancienne)
- Du chaos à l’inexplicable.
- Ainsi furent les mots
- D’abord la philosophie
- L’Enfantement Est La Genèse.
- Le Discours Des Élémentaires.
- Ciel, Terre Et Calendrier.
- Isis et Osiris, le couple idéal.
- Nephtys et Seth, loin d’être un couple.
- Haroëris, le dernier et non le moindre.
- Tout Créer En 20 Signes !
- Sur le même Thème
Le Discours Des Élémentaires.

Au cours de son premier périple diurne, Rà a engendré directement Shou et Tefnout, le feu et l’eau et indirectement Geb et Nout, la terre et l’air.
Les quatre divinités sont les élémentaires.
Cette idée sera reprise pour former les bases de la science physique et pour exprimer la bonne marche de la réalité suivant la perception générale qu’en eurent nos ancêtres.
La plupart des récits de création sont assez proches, sauf ceux qui décrivent un univers pré-existant et stable, non évolutif. Dans les genèses racontées en événements dynamiques, la lumière explose et disperse l’énergie qui devient la matière, les plasmas gazeux, les rocs et la terre, l’eau et l’air.
Tout ce qui précède l’animal surgit dans un ordre quasi-identique pendant une durée variable allant de quelques jours à quelques milliards d’années.
Notre big bang contemporain fait une bonne entrée en lumière, suivi de près par le feu des gaz cosmiques dont le lent ralentissement provoque des agrégations de matières qui s’assemblent pour former des planètes et astres de formes sphéroïdales.
Encore un peu de patience et les changements apportés par la diversité chimique donnent les acides puis l’eau qui, en s’évaporant va aimablement nous former une atmosphère, soit l’air.
Il est plaisant de constater qu’en suivant la ligne scientifique contemporaine, nous ne distinguons pas tellement de différences avec les genèses mystiques, sous réserve de faire abstraction du temps qui passe, de l’antimatière, de l’énergie noire, de l’expansion de l’univers, de l’appairage quantique…
Pour ne citer que les infimes détails dont nous avons pris connaissance récemment et sans préjuger des découvertes futures. Avons-nous conscience d’énoncer de cette façon une interprétation des premiers temps profondément ancrée en nous ?
- Par ordre d’apparition :
- Elle était une foi (très ancienne)
- Du chaos à l’inexplicable.
- Ainsi furent les mots
- D’abord la philosophie
- L’Enfantement Est La Genèse.
- Le Discours Des Élémentaires.
- Ciel, Terre Et Calendrier.
- Isis et Osiris, le couple idéal.
- Nephtys et Seth, loin d’être un couple.
- Haroëris, le dernier et non le moindre.
- Tout Créer En 20 Signes !
- Sur le même Thème
Ciel, Terre Et Calendrier.
Toute première puissance autonome exerçant dans le plan matériel, Rà se dote d’enfants et de petits-enfants. S’il constate que le résultat est bénéfique il ressent quelques embarras à envisager la prolifération des petits divins.
Il a déjà fort à faire avec sa progéniture, les quatre éléments, de même qu’avec l’espèce humaine qui se reproduit à grande vitesse, ce qui ne lui déplaît pas car elle lui réserve un culte prioritaire, faute de choix.
Il est préoccupé d’un point de vue sacerdotal, pressentant que l’addition de déesses et dieux pèsera sur la répartition des actions de prières, des intentions spirituelles et des offrandes, dont la somme est souvent considérée comme l’énergie des déesses et dieux.
On ne peut lui donner complètement tort. À son apogée, la carte des entités comptera plus de 3 000 points de divinités, des plus généralistes aux plus localisées, disséminées sur les territoires d’Égypte ou sous son influence.

La pouponnière pour petites divinités n’était-elle pas prête ? Ou l’afflux d’arrivantes et arrivants dans la fa-mille divine lui semblait si rapide, que Rà, déjà Grand-Père, n’arrivait plus à attribuer des éléments et des fonctions à cette potentielle nouvelle génération ?
Toujours est-il qu’il se montre agacé par l’attitude de Nout et Geb et impose une séparation physique entre le ciel et la terre, ordonnée à leur père Shou, ainsi qu’un moratoire d’un an, soit les trois cent soixante jours du premier des calendriers.
Une autre version indique que Rà serait jaloux de Nout parce que celle-ci n’a pas à affronter les affres de la mort, elle est présente de jour comme de nuit alors que lui, sous sa forme Atoum-Rà doit monter dans sa barque pour endurer un pénible voyage nocturne.
Par aigreur, il aurait alors maudit Nout, trop entreprenante. Cela semble contradictoire avec les premiers récits, selon lesquels la retenue de Nout ne doit durer qu’une année, ce qui est peu pour une malédiction divine émanant d’un être éternel.
En plus de quatre mille années de pratique, la mystique Égyptienne change et s’adapte aux découvertes scientifiques, astronomiques en particulier. La différence entre la science et la religion étant inexistante, il fallait parfois ajuster les mystiques pour rendre l’ensemble cohérent.
Les versions se rejoignent sur la conclusion : Nout donne naissance à cinq enfants. Ceux-ci seront finalement acceptés et pour quatre d’entre eux, appréciés sans retenue.
- Par ordre d’apparition :
- Elle était une foi (très ancienne)
- Du chaos à l’inexplicable.
- Ainsi furent les mots
- D’abord la philosophie
- L’Enfantement Est La Genèse.
- Le Discours Des Élémentaires.
- Ciel, Terre Et Calendrier.
- Isis et Osiris, le couple idéal.
- Nephtys et Seth, loin d’être un couple.
- Haroëris, le dernier et non le moindre.
- Tout Créer En 20 Signes !
- Sur le même Thème
Isis et Osiris, le couple idéal.
Comme cela semble être une tradition depuis les débuts, Nout va mettre au monde des couples de divinités qui n’auront plus qu’à se marier et contribuer à l’œuvre commune, l’expansion de l’univers matériel et immatériel.
Malencontreusement, possiblement parce que Rà n’a pas été consulté, rien ne se passe comme prévu et les enfants de Geb et Nout seront différents, moins formatés que leurs parents et grands-parents.
Cela commence pourtant bien, Isis et Osiris sont les premiers à naître, elle et lui sont assez conformes. Ils s’aiment sans nuages ni disputes et seront d’excellents modèles pour l’espèce humaine.
Isis est la championne de ce qui est admirable et inspirant. C’est le modèle de la femme hyperactive, forte et astucieuse, déterminée et généreuse, bonne mère et grande amoureuse, que les hommes d’Égypte trouvent fort reposant de proposer à leurs épouses.
Elle sera souvent représentée en mère portant un nourrisson.
Osiris est le modèle de ce mélange subtil de puissance, de stabilité et de bienveillance qui font les grands dirigeants de cette époque. Rà l’observe et lui confie la gestion du domaine, la terre et ses habitants, pour qu’il la matrice en un lieu de paix et de prospérité. Osiris s’est focalisé sur deux inventions marquantes : celle de l’agriculture dont les productions sustentent le corps et celle de la religion dont les rituels sustentent l’esprit.
Il est aussi vénéré pour ses capacités concrètes. Protecteur et principe des crues du Nil, il assure la qualité et la régularité des récoltes.
Nephtys et Seth, loin d’être un couple.
Jusque-là, tout paraît aller pour le mieux possible dans le royaume en construction de Rà. Tout à coup, voici que se joint à la famille une seconde paire, très atypique même pour les critères de l’époque.
Nephtys naît comme jumelle de son frère Seth. Elle devrait, si l’on s’en tient à la logique en vigueur et dans sa situation de déesse de troisième génération, être son épouse.
Pourtant, elle ne l’aime pas, vraiment pas, à croire qu’il sent le charognard.
Il faut reconnaître que Seth ne fait pas grand-chose pour se rendre acceptable. Voilà un cas ahurissant dans la grande famille, un dieu ni paisible ni vraiment bon et encore moins épris d’ordre et d’harmonie.
Le moins que l’on puisse dire est que Seth possède une tête bien particulière, toute en museau et en longues oreilles dressées à l’affût de ce qui lui conviendra comme proie, ou d’un mot de travers qui justifiera sa fureur.
Seth est un ambitieux agressif, un comploteur perfide et déterminé, l’archétype du méchant aux appétits de toutes natures. Une figure de ce qui est potentiellement mauvais chez tout un chacun. Et en plus, c’est un grand malin difficile à vaincre, sauf par ses propres frères et sœurs, en particulier le petit dernier de la fratrie.
Haroëris, le dernier et non le moindre.
Haroëris est si singulier qu’il naît seul. Il est le cinquième enfant, le jour 365, le dernier arraché par Nout au destin.
Ultime né de la lignée directe de Rà, il est proche de son ancêtre et arrière-grand-père et son travail consiste à lutter contre les ennemis de celui-ci. Il est le premier opposant désigné de son frère Seth, qu’il vainc sans y lais-ser de plumes.
Dieu combattant à tête de faucon, il est armé en perma-nence et se voit confier des tâches de surveillance et d’équilibrage des forces, de résolutions des conflits, par la violence si nécessaire. Gardien de la lune, il est celui qui voit et qui informe Rà.
Haroëris, dont le nom signifie l’Horus ancien, est un pré-curseur de son neveu qui sera établi bien plus tard comme le Dieu Pharaon modèle.
- Par ordre d’apparition :
- Elle était une foi (très ancienne)
- Du chaos à l’inexplicable.
- Ainsi furent les mots
- D’abord la philosophie
- L’Enfantement Est La Genèse.
- Le Discours Des Élémentaires.
- Ciel, Terre Et Calendrier.
- Isis et Osiris, le couple idéal.
- Nephtys et Seth, loin d’être un couple.
- Haroëris, le dernier et non le moindre.
- Tout Créer En 20 Signes !
- Sur le même Thème
Tout Créer En 20 Signes !
Depuis Heh jusqu’à Atoum, la première phase de la mystique Égyptienne s’écrit avec vingt figures, symboles, caractères.
Heh établit les décors. S’il n’a pas d’action matérielle revendiquée, il est celui qui va permettre à Montou, dit le furtif, de concrétiser la création, l’œuf contenant la soupe pensante et parlante, Neith.
Celle-ci, par ses sept paroles, favorise l’émergence de Rà sous sa première forme, ce qui nous donne une série, le premier acte de la genèse Égyptienne. Rà décide de quitter Neith. Le soleil s’élève de l’horizon et s’en détache, moment immortalisé par la croix Ankh.
Neith n’est pas seule pour autant, car sa parole engendre l’arrivée de Thôt qui crée l’écriture, Séshat qui la con-signe et Mâat qui la justifie, ce qui nous donne le second acte, l’éminente série des concepts philosophiques.
Rà, indépendant se constitue une grande et belle famille qui comptera neuf membres en trois générations. Elle sera connue sous le nom de « Grande Ennéade ».
On y trouve deux grands-parents, Tefnout et Shou, deux parents nés des précédents, Nout et Geb et leur progéniture : Isis et Osiris, Nephtys et Seth et l’isolé Haroëris.
Rà est multiple, il se présente sous trois formes en fonction de sa position dans le ciel : levant, zénith et cou-chant. Il est le créateur du sceptre Heqa, la crosse de berger, qu’il confie à ses descendants successifs, Shou, Geb puis Osiris, les grands Dieux Pharaons.
Créateurs, concepts, divinité et symboles, il n’en faut pas plus pour commencer à alimenter des millénaires d’histoire spirituelle Égyptienne.
Une bonne partie de celle-ci sera consacrée aux relations internes dans la Grande Ennéade, à celles de Rà avec ses ennemis dévoreurs de mondes, tel que son frère Apophis et bien sûr à tout ce qui établit et gouverne les relations entre les Pharaons et leurs divinités.
- Par ordre d’apparition :
- Elle était une foi (très ancienne)
- Du chaos à l’inexplicable.
- Ainsi furent les mots
- D’abord la philosophie
- L’Enfantement Est La Genèse.
- Le Discours Des Élémentaires.
- Ciel, Terre Et Calendrier.
- Isis et Osiris, le couple idéal.
- Nephtys et Seth, loin d’être un couple.
- Haroëris, le dernier et non le moindre.
- Tout Créer En 20 Signes !
- Sur le même Thème

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.