Le Manège Selon Rà ?
Un espace que l’on parcoure et sur lequel figurent des mots et des images est une marelle. Elle sera formée en deux ou trois dimensions, ou plus, pour servir de support à un enseignement édifiant, philosophique et mystique, chargé de sens profonds, à découvrir et à apprendre.
La plus ancienne version équestre que nous pouvons re-composer nous expose comme ornements les figurations des trois stades du soleil, accompagné par les membres de la Grande Ennéade et complétées par le cénacle des cinq concepts fondateurs de la pensée Égyptienne.
Cet arrangement arbore les effigies des débuts de la mythologie telle qu’elle fut élaborée et développée dans l’une des premières capitales de la Haute-Égypte, Ouasset (Thèbes).
Nous trouvons les mêmes éléments dans le nord à Onou, la grande métropole funéraire du Delta du Nil, qui sera nommée par les Grecs Héliopolis, la demeure du soleil. Ces cités spirituelles et politiques furent fondées vers 2 700 ans, avant le début de notre ère.
C’est ancien et mérite d’être détaillé, parce qu’en retrouvant les traces géographiques et historiques de notre outil à vocation guerrière, nous obtenons un éclairage sur l’autre question importante : l’alphabet des origines est-il une série de hiéroglyphes linéaires simplifiés, choisis au hasard, ou une série structurée découlant d’une volonté politique ?

- Le Manège Selon Rà ?
- La ligne centrale.
- La Ligne Nord.
- La Ligne Sud.
- Le Sens des Colonnes.
- Pourquoi une Marelle ?
- Sur le même thème
La ligne centrale.
Cette surface d’apprentissage des entités majeures qu’est la marelle comporte en son centre une ligne composée de sept figures avec par ordre d’apparition, de droite à gauche.

A Le soleil levant Khépri, représentation naissante de Rà sous forme de bouseux, animal sacré et parabolique de la Haute-Égypte. Son obstination à pousser une boule, qui n’est pas en feu dans la vie réelle, en fait le héraut du travail à accomplir.
X Le soleil à son plus haut, Rà-Horathky. C’est le zénith apte à guider l’Égypte et la faire rayonner. Il est figuré ainsi dans les monuments les plus vastes et détaillés, parfois avec une tête de bouc, comme dans les tombes des Pharaons noirs de Koush.
C Le soleil couchant vogue vers le monde invisible pour visiter la mort avant son retour et sa renaissance. Atoum-Rà, troisième représentation de Rà, est trans-porté sur la barque sacrée. Ce n’est pas un voyage fa-cile, il y a des embûches, des attaques et des crises en tous genres.
De l’Alignement des Soleils.
Nous avons, de l’Est à l’Ouest, le récit du trajet de l’étoile du jour sous une forme simplifiée, levant, zénith, cou-chant.
Rà-Khépri est le soleil du début, il est ascendant et sans doute un peu aveuglant, très utilisé pour les démonstrations sacerdotales.
HoRathky est le point le plus haut possible, l’apogée de la lumière, qui va redescendre lentement vers l’horizon en tant qu’Atoum-Rà.
En Grec moderne, cela nous donnera l’Alpha, le début, le Tau, la présence et l’Oméga, la fin. Le sens originel, don-né par la genèse Egyptienne, est préservé. En latin moderne, ces lettres sont le A, le X et le C.

Si l’on regarde le placement de ces signes sur un manège équestre contemporain, nous constatons que les extrémités et le centre de la ligne centrale sont désormais pour-vus.
Un étonnant parcours solaire.
Cet axe prend les significations, du zénith et du couchant, souvent interprétés comme les trois âges : naissance, adulte et vieillesse. Une vision des choses constante dans un grand nombre de mythologies.
Les élémentaires.
D Au sol, le dieu primordial Geb est présenté couché parce qu’il est la terre et qu’à ses débuts, il passait beaucoup de temps avec son épouse Nout. C’est l’un des grands rois de la Haute Égypte, le garant de la fertilité et de la prospérité.
L L’air sec et torride, dieu de première génération, Shou est le père de Geb et Nout. C’est le roi du désert et de la chaleur, il est l’élément feu, le délégué de Rà pour de nombreuses missions ardentes.
I L’air humide, Tefnout est tout d’abord violente et dévastatrice, incontrôlable comme une crue sauvage. Elle s’apaise pour être associée à tout ce qui favorise la nature par son influence bienveillante.
G La coupole céleste, Nout, sœur et épouse de Geb, fille de Tefnout et de Shou, se positionne au couchant, Atoum-Rà passe sous elle, avant de plonger dans l’obscurité. Revêtue d’étoiles, elle est le ciel, l’élément air.
Rà est présent aux extrémités et au centre, du fait de son ubiquité . Shou et Tefnout, qui forment le premier des couples, encadrent Rà-Horathky. Le second couple, com-posé de Geb et Nout, encadrent leurs parents et jouxtent Khépri et Atoum.
Les dieux Geb et Shou sont positionnés entre le levant et le zénith. Les déesses, Tefnout et Nout, se placent entre le zénith et le couchant. On perçoit une hiérarchie respectant, ou fondant, l’ordre traditionnel des élémentaires : terre, feu, eau et air.
Plutôt que Khépri le scarabée, nous pouvons placer Ptah dont l’emblème est la tête de taureau, ce qui ne change rien au sens allégorique, la valeur travail reste identique.
Un Manège Est Azimuthé.
Il est facile d’orienter le manège : la ligne centrale commence à l’Est avec Khépri-Rà et s’achève à l’Ouest avec Atoum-Rà. Le signe central reste au milieu, sous le soleil exactement, juste en dessous.
Il est impératif de commencer la construction par le point Nord-Est dévolu à la déesse Séshat.

Pour le cas fort probable où le manège équestre que vous fréquentez n’est pas orienté ainsi, c’est qu’il ne respecte pas la codification Égyptienne pourtant en vigueur depuis près de 4 000 ans ! Faut-il tout reconstruire, afin d’honorer le modèle original ?
Ce serait un bon début à condition de changer la décoration, d’écrire en hiéroglyphes et d’apprendre leur prononciation, sans oublier d’augmenter sensiblement les pro-portions de l’ensemble pour y faire rouler des chars !
Pour aménager un manège à l’antique, trouver un financement, de modéré à pharaonique, sera utile.
- Le Manège Selon Rà ?
- La ligne centrale.
- La Ligne Nord.
- La Ligne Sud.
- Le Sens des Colonnes.
- Pourquoi une Marelle ?
- Sur le même thème
La Ligne Nord.
C’est la collection haute. Après la position nord-est, le virage, nous trouvons, de gauche à droite.
F L’écriture, la déesse Séshat. Sa main est devenue la lettre et non sa coiffe. Séshat est le premier emplacement, la pierre d’angle posée car tout monument Égyptien est une bibliothèque, à consulter sur place.
P La bouche, parole créatrice. Neith est présentée comme l’accoucheuse, la matrice dont provient Rà. Elle est conceptuelle et conception. Elle affirme que l’expression orale est fondatrice de la culture et ainsi de la société. Elle jouxte Séshat afin que celle-ci immortalise sa parole.
B La construction. Nephtys, déesse-sœur et non-épouse de Seth est placée au centre de la ligne, au point Nord. Cela manifeste son importance mythologique et pose le peuple Égyptien en tant que bâtisseur. Fille de Nout et Geb, elle est la première née de la terre et du ciel.
R Thôt est l’imagination et la réflexion, les choses qui se passent dans la tête. Comme Séshat dont il est l’époux, c’est un concept incarné. Son domaine d’expertise, l’intellect, est l’objet principal de l’écriture. En se chargeant de ce qui est scientifique et mathématique, il inspire ce que l’Égypte imagine, découvre et réalise. Ses domaines secondaires sont la médecine, la cybernétique et la communication. Cybernétique désigne l’association de différentes techniques permettant de produire un organe, un membre ou un corps comportant des tissus naturels assemblés avec des composants artificiels. Thôt y ajoute la magie que nous appelons du codage (en Python ?).
M Osiris est le dieu tutélaire de l’au-delà. Il est emmailloté de bandelettes et préside le tribunal qui juge si le cœur des morts est assez léger pour entrer dans son royaume. Il est le garant des crues et décrues du Nil, ce qui en fait le protecteur et le souverain des vivants qui dépendent des mouvements d’eau du fleuve.

La ligne Nord nous indique ce qui importe : écrire, parler, construire, penser et revivre. Si l’axe ligne centrale ra-conte la création, celle-ci caractérise les réalisations essentielles de l’Égypte. Elle enseigne aux humains, à commencer par leurs dirigeants, ce que doivent être leurs préoccupations.
- Le Manège Selon Rà ?
- La ligne centrale.
- La Ligne Nord.
- La Ligne Sud.
- Le Sens des Colonnes.
- Pourquoi une Marelle ?
- Sur le même thème
La Ligne Sud.
Le Sud est appelé Haute-Égypte. À son Nord, s’écoule le Nil vers le delta, fécond et peuplé. À son sud sont les richesses et les mystères de l’Afrique. Après notre case vide, le virage Sud-Est, nous trouvons par ordre d’apparition :

K Haroëris, figure de la justice combattante. C’est le guerrier dévoué à la cause du grand pays, à commencer par la protection de Rà. Il est inflexible, aussi bien envers ce qui provient de l’extérieur, que vis-à-vis des dangers intrafamiliaux que concrétisent les fantaisies lugubres de Seth.
V Seth, la destruction et le désordre, le grand n’importe quoi très porté sur la violence. Irrattrapable ? Une vision à contempler avec recul, car Seth incarne les am-bitions internes, politiques et mal vécues.
Il est le représentant des difficultés rencontrées cycliquement par les Egyptiens pour maintenir leur intégrité, autant territoriale qu’éthique.
E Hêh, soutien de l’univers est un hyper-symbole de ré-jouissance et de pluralité. Placé exactement au Sud, il indique que cet azimut est infiniment vaste et étrange. Il s’ouvre vers l’Afrique et les peuples réputés différents, dont certains dirigeront l’Égypte après en avoir adopté les coutumes.
S Mâat, la conscience universelle, est la sagesse souvent figurée semi-assise, avec des ailes enveloppant les êtres qu’elle va aider et conseiller. Par-dessus tout, elle représente la justice garantie par le Pharaon qui re-couvre les Égyptiens.
H Isis, cumule le soutien, la foi et la persévérance. C’est l’archétype de la déesse mère et reine. Représentation matriarcale parfaite, elle est une bonne avocate et une magicienne douée d’une grande aptitude à atteindre ses objectifs.
La ligne du Sud présente la combativité, le désordre, l’univers étendu, la conscience et ce l’on résumera par la persévérance.
Elle est une adresse aux Pharaons et aux dirigeants, invités à remplir leurs grands devoirs vis-à-vis du pays, assurer la paix extérieure et intérieure, savoir reconnaître l’adversité, embrasser l’univers si vaste, pratiquer la justice et ne jamais perdre l’espoir.
- Le Manège Selon Rà ?
- La ligne centrale.
- La Ligne Nord.
- La Ligne Sud.
- Le Sens des Colonnes.
- Pourquoi une Marelle ?
- Sur le même thème
Le Sens des Colonnes.
Puisque les lignes sont porteuses d’enseignements, regardons si l’en est de même pour les colonnes. Dans les jeux de mots croisés, les axes verticaux se doivent de signifier quelque chose.
Incidemment, leur trouver du contenu renforce l’idée suivant laquelle une pensée ordonnée a fixé cette organisation. Les placements verticaux et divins nous révèlent-ils des intentions didactiques ?
Oui, car si les lignes sont des manifestes, les colonnes ex-posent les valeurs des figures divines.

A Rà-Khepry – Le scarabée
C’est le commencement, l’illumination et la matérialisation que le jour est revenu, au grand soulagement de celles et ceux qui en doutaient. Saluer le soleil et espérer la réciproque était l’acte religieux matutinal par excellence. Un rituel qui transcende les âges et dépasse les clivages pour se pratiquer dans de nombreuses contrées, sous diverses formes.
F D K Séshat l’écriture, Geb la terre, Haroëris, le combat.
L’écriture se doit de consigner les faits et gestes des êtres, divins comme humains, elle est la mémoire. La terre est le lieu de travail par excellence, elle est basse, souvent douloureuse et nécessite des soins incessants. Le combat est un travail qui s’inscrit dans la persistance, depuis sa préparation jusqu’à son exécution. Ce qui les réunit est ainsi l’assiduité dans l’effort.
P L V Neith la bouche, Shou l’air torride, Seth le chaos.
Neith est la parole qui fait que les choses existent, bonnes ou mauvaises, Shou est périlleux si incontrôlé mais indispensable si l’on veut manger, fabriquer, survivre. Seth, certes destructeur, provoque, en retour de ses actes chaotiques, des actions constructives. Les trois se joignent dans la parabolique de l’ardeur et des risques.
B X E Nephtys, la maison, Rà-Horathky au zénith puis Hêh, l’univers.
Axe Nord Sud, cet arrangement illustre le lien fort unissant l’Égypte, ses réalisations, ses croyances et l’univers étendu. Les astronomes Égyptiens avaient noté l’existence des étoiles, ils savaient que l’espace était vaste et le considéraient sous trois formes : concret, illuminé et infini.
R I S Thôt, l’intellect, se poursuit avec Tefnout, l’humidité et se termine par Mâat, la conscience.
Avec le scientifique, la rosée créatrice et enfin la conscience des droits et devoirs, nous avons là une vision de l’apport indispensable des idées et de l’intelligence dans la constitution d’une société harmonieuse . C’est la verticale de l’immatériel.
M G H La sixième colonne est celle de l’espoir à travers les épreuves,
C’est entre Osiris et Isis et sous Nout, que passe Atoum-Rà pour s’engager dans son périple qui ramènera la lumière. Ce n’est pas un hasard si l’on termine ainsi car dans le classement des cultes, ceux d’Isis et d’Osiris furent longtemps prédominants et ne se déliteront qu’avec la fin de l’Empire romain.
C Atoum-Rà est isolé, comme Khépri le sera le lendemain.
Des Affaires de Famille.
En examinant les rapports entre divinités appairées , nous observons que la sixième colonne est la seule qui positionne un couple, Osiris et Isis, en vis-à-vis. C’est une référence à leurs rôles dans le culte de Atoum-Rà. Ils gardent les portes de l’au-delà.
Pour les autres, les dispositions sont différentes : Séshat et Thôt sont sur une même ligne, Nephtys et Seth, sont déca-lés d’un cran et de deux lignes, peut-être afin de manifester leur désunion.
Les divinités élémentaires encadrent Rà-Horathky, en commençant par Geb, dieu de la terre, sur laquelle on peut penser que Rà-Khépri s’appuie pour décoller, réchauffe Shou et s’élève jusqu’à sa position centrale.

Ce sont leurs significations qui imposent les placements des personnages et non leur ordre d’arrivée dans la genèse Égyptienne ou leurs relations interpersonnelles, pas plus que leur importance cultuelle ou leur prédominance géographique.
- Le Manège Selon Rà ?
- La ligne centrale.
- La Ligne Nord.
- La Ligne Sud.
- Le Sens des Colonnes.
- Pourquoi une Marelle ?
- Sur le même thème
Pourquoi une Marelle ?
En lisant les sens donnés par les concepteurs de cet arrangement si particulier, nous voyons un parcours d’enseignement de valeurs et de vertus terriblement égyptiennes, imprégnées de la vie, la culture et le savoir, ainsi que la mort et la nécessité de s’y préparer matériellement et spirituellement.
Et l’on se dit que décidément, ces Égyptiens anciens formaient une société superstitieuse et en avaient conscience. Ils ont déplacé des millions de tonnes de matériaux de construction et recouvert avec application des milliers d’hectares de murs afin de laisser lucidement les traces de leurs dogmes . Dogmes, croyances qui paraissent bonnes et authentiques. Le mot est d’origine grecque et englobe l’ensemble des définitions et récits d’une religion. Le propre d’un dogme est qu’il n’a pas à être démontré, son acceptation étant un préalable à toute adhésion par les adeptes.
Une activité aussi sérieuse que l’entraînement de la cavalerie pour la défense du pays et l’attaque des ennemis se devait logiquement de revêtir les atours les plus complets des croyances du moment. Peut-on s’en moquer ?
À notre époque plus ou moins rationnelle, nous demandons à des poulpes, céphalopodes très intelligents, de prédire les grands résultats sportifs, après avoir décoré leurs aquariums.

Pourquoi serait-on choqué de penser que de grands ancêtres tentaient de lire leur avenir dans n’importe quelle manifestation observable des volontés du destin, de la providence ou des auspices ?
Apprendre, Comprendre, Jouer.
Les marquages servent à mémoriser des emplacements pour préparer des parcours ce qui permet d’acquérir des réflexes utiles au combat. On profite de leurs fortes va-leurs pour inculquer aux soldats, archers, auriges et cavaliers, des histoires et des certitudes.
En bonus, le manège équestre peut servir d’outil de lecture divinatoire. Un cheval fougueux et aléatoire lâché dans un manège va-t-il, ou non, écrire le futur sur le sol ?
S’il s’immobilise et s’endort ce n’est pas compliqué. S’il fait des allées et venues entre plusieurs marques, se roule par terre, se tortille et henni, il se trouve toujours un observateur ayant une patente d’interprétation, pour expliquer à qui le paye ce que l’équidé transmet de la part de Rà.
Pour nos ancêtres lointains tout ce qui était observable avait une raison divine. Etablir un dialogue avec les forces de l’au-delà était pour les Egyptiens une nécessité qui se transcrivait dans toutes leurs constructions des plus modestes aux plus édifiantes. Un équipement à usage militaire n’échappait pas à cette conception, qui implique que son architecture et sa décoration avaient des sens et des valeurs mystiques.
Une marelle est un jeu que l’on prend plus ou moins au sérieux. En pratique, c’est un cheminement, une série d’épreuves, un parcours à accomplir, parfois un labyrinthe.
Le manège Egyptien entre pleinement dans cette catégorie. Il commence sa carrière en remplissant une fonction éducative et mythologique très sérieuse, un usage politiquement vital, pour devenir quatre millénaires plus tard, un endroit où il faut être sérieux et respectueux ce qui n’empêche pas que l’on s’y amuse beaucoup.
- Le Manège Selon Rà ?
- La ligne centrale.
- La Ligne Nord.
- La Ligne Sud.
- Le Sens des Colonnes.
- Pourquoi une Marelle ?
- Sur le même thème
4 000 Ans de Magie.
Hérodote décrit les Égyptiens comme un peuple épris et imprégné de religion. Hérodote – 480 – 425, est considéré comme le premier des historiens, voyageur, enquêteur et transcripteur de ce qu’il a vu et entendu. Pour l’Egypte, son apport à la connaissance des faits est immense.
Il ne doute pas un instant que leurs activités, des plus insignifiantes aux essentielles, soient ritualisées. Nous pouvons nous fier à son point de vue car les œuvres des Grecs sont largement inspirées des pratiques Égyptiennes, y compris pour les exercices militaires.
Une marelle tracée à la craie sur le sol ou construite en marbres rares propose une perception de l’univers. Ses parties accessibles, cases, lignes, marques et points remarquables, expriment des sentiments, des actions, des conséquences, des personnages et des lieux symbolisés.
Parcourir une marelle, c’est chercher quelque chose : un avenir, un réconfort, une information, une confirmation, un score.
Dans l’esprit, c’est ce que proposent les jeux de plateaux.
Les décorums de ces jeux sont souvent exotiques et chargés de symboles. Ce sont des parcours avec des cases à atteindre et des comptes à remplir, tout en étant conditionnés à une plus ou moins grande dose d’aléa.

Une table de casino est revêtue de marques, de couleurs et de chiffres. Elle peut faire l’objet d’un culte et possède une fonction divinatoire.
Le joueur espère une bonne fortune et confie son destin à un sort : perdre ou gagner.
Même le jeu de l’oie, apparemment bonasse, possède ces fonctions, un arrangement et des règles similaires. Il ne s’adresse pas à la même clientèle que la roulette et les enjeux pécuniaires y sont rares et pourtant les appétits, voire les addictions, s’y aiguisent .
Avec ses figures divines fortes, nous pouvons imaginer les fonctions magiques de la marelle antique que les élites Égyptiennes parcouraient.
Inversement, nous pourrions considérer qu’il s’agit de simples références décoratives faciles à comprendre et à retenir, posées là juste pour éviter que cela ne fasse trop vide.
Pendant 1 600 ans les hiéroglyphes ont été considérés comme purement décoratifs. Alors, pourquoi les Egyptiens auraient-ils formalisé l’équitation ?

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.