Via Qui le Manège ?

Le manège équestre contemporain présente les mêmes formes et les mêmes décorations que la marelle antique, dont la création daterait donc des premiers temps d’une période dynastique de Haute-Égypte, la 17e dynastie qui importe les chevaux en tant que vecteur de guerre.
Il faut, pour appuyer cette idée, résoudre la question de sa transmission depuis les Égyptiens jusqu’à nous. Or ce n’est pas un secret, la civilisation Égyptienne fut, si ce n’est oubliée, tout au moins enfouie pendant longtemps.
Comment expliquer que nous utilisons des symboles Égyptiens disposés selon leurs croyances et leur philosophie ?
Comment émergent-ils en Europe et en lettres latines dans une société, dite post renaissance, s’intéressant aux grands classiques, mais ignorant le hiéroglyphique ?
Plusieurs lectures sont possibles.

  1. Via Qui le Manège ?
  2. Lecture Aléatoire.
  3. Lecture Phénicienne
  4. Lecture Grecque
  5. Lecture Romaine.
    1. L’Obsession Egyptienne.
    2. Décors explicites.
    3. L’équitation Comme Exutoire.
  6. L’Affaire Napolitaine.
  7. Sur le même thème

Lecture Aléatoire.

Avec dix-sept caractères, il est possible de créer un nombre conséquent d’arrangements, c’est la factorielle de 17.
17 ! = 355 687 428 096 000
La combinaison exacte de notre manège possède deux chances, en fonction du sens de lecture, de tomber juste, c’est peu. C’est toutefois beaucoup plus que si l’on prend comme ensemble de départ les, pas loin de 800, signes hiéroglyphiques de l’époque ancienne.

Alors il nous faut calculer la probabilité de tomber juste, en tirant 17 caractères parmi 800, dans l’ordre de la combinaison que nous connaissons. Cela fait beaucoup de cas, pour deux résultats probants.
L’organisation d’une surface d’entraînement équestre dotée de repères remarquables, placés de telle façon qu’ils célèbrent exactement la mystique Égyptienne et ses grandes valeurs, ne paraît donc pas être due au seul hasard, il s’agit d’une intention.

Pour autant celle-ci n’est pas forcément Égyptienne, elle pourrait émaner des utilisateurs successifs des écritures alphabétique.

Lecture Phénicienne

L’alphabet des origines qui nous a donné le Grec, l’Étrusque, le Latin, l’Araméen et autres dérivés, est le Phénicien. Le peuple des vaillants marins commerçants répand l’écriture facile autour de la grande bleue en quelques centaines d’années.
Chacune de leurs lettres est dotée d’une triple signification : graphique, pratique et symbolique. Pour les Phéniciens, un signe représente l’élément de base à assembler. Il est un objet ou un animal, une action, ou une intention.
On est troublé de constater les similitudes graphiques entre le hiéroglyphique linéaire très simplifié et les caractères Phéniciens, il faut pourtant noter des changements si profonds que leur sens s’en est trouvé transformé.

S’il n’y a pas de tracé racontant une genèse, suivant l’intention que lui donnaient les Égyptiens, il existe une marelle équestre Phénicienne utilisable autant comme un parcours de formation que support de jeu ou éventuel instrument à vocation mystérieuse, cela revient au même !

En reconstituant un « manège Phénicien », nous conservons l’aspect d’une marelle symbolique tout en perdant en puissance d’invocation, en force allusive et en logique, comme si les Phéniciens n’avaient pas besoin d’une copie servile des méthodes Égyptienne.
Faute d’une volonté guerrière impérialiste, ils n’ont pas créé durablement de force « inter cités » combattante. Leur activité était le troc, leurs vecteurs de transports les bateaux en Méditerranée et les caravanes sur quadrupèdes vers l’est et le sud.
Leur besoin de se constituer une cavalerie armée agressive était pourtant évident car cette région précise de la côte est l’objet de convoitises plurimillénaire la voyant successivement conquise puis reprise par la plupart des puissances proches, depuis les Assyriens aux Hittites en passant par les Egyptiens et les Perses.
Il existe pourtant des traces historiques convaincantes d’une armée « Phénicienne » dotée d’une cavalerie et attaquant des villes loin des côtes. Les guerres Puniques, de – 264 à – 146 concrétisent dans le sang l’opposition entre Rome et Carthage montrant des descendants de Phéniciens en bons cavaliers et en « cornacs » redoutables.

  1. Via Qui le Manège ?
  2. Lecture Aléatoire.
  3. Lecture Phénicienne
  4. Lecture Grecque
  5. Lecture Romaine.
    1. L’Obsession Egyptienne.
    2. Décors explicites.
    3. L’équitation Comme Exutoire.
  6. L’Affaire Napolitaine.
  7. Sur le même thème

Lecture Grecque

Entre le Phénicien et le Grec ancien, les lettres pivotent sur leurs axes tout en restant reconnaissables. Avantage appréciable, elles conservent globalement leurs dénominations.
La conception est inchangée, elles ont depuis longtemps perdu leurs références divines Egyptiennes.
Il serait très tentant d’affecter aux lettres Grecques les sens profonds qui ont été appliqués aux Phéniciennes, au risque de commettre des erreurs et des anachronismes.
Comme les Grecs étaient des admirateurs et des connaisseurs de la culture Egyptienne, il serait tout aussi indiqué de regarder les similitudes avec cette dernière. De l’Alpha à l’Oméga, la ligne centrale encadre les éléments primordiaux, ce qui reste proche de la disposition Égyptienne, sans en re-calquer la prédominance solaire.
On serait facilement tenté de positionner une partie des Olympiennes et Olympiens sur une marelle équestre, en transposant les qualités premières des déesses et dieux Égyptiens par décalquage des cultes et des attributions.
Alpha est représentative du Taureau, animal sacré puisque de notoires divinités Grecques en adoptent provisoirement la forme. C’est en tant que large bovidé que Zeus transporte Europe. Mais Zeus n’est pas le premier des dieux, il en est le frère ou le père, il n’est donc pas le début de tout.
Hermès et Thôt sont proches par leur brio intellectuel et le nombre de leurs compétences. Ils sont différents par leur sagesse, Hermès étant aussi le dieu des voleurs et des commerçants, ainsi que des médecins.
Isis et Héra sont des personnalités sérieuses et partagent la notion de reine de la famille, même si Osiris est fidèle à Isis alors que Zeus est célèbre pour ses incessantes incartades nuptiales.
Séshat et Athéna sont comparables, intelligentes, sages, capables de raisonnements à froid tout en ayant de la vigueur et d’enthousiasme.
Il est aisé de reconstituer la disposition de la ligne centrale de la marelle d’Egypte en y plaçant leurs équivalents de des divinités Grecques.

Nous pouvons commencer par Apollon dont le char porte le soleil, continuer par la Terre puis le feu, placer Zeus au centre, puis l’eau et le ciel et finir par le néant, cela devient raccord avec la marelle Egyptienne.
Toutefois, au-delà des Olympiens, il nous faut ajouter Chaos pour le néant, Ouranos pour le ciel, Gaïa pour la terre.
Si l’on place Hercules, pour reprendre les attributions d’Haroëris, nous pouvons lui adjoindre comme voisin Ares dieu de la guerre et des conflits, qui déploie des caractéristiques proches de celles de Seth.

Cette interprétation est assez élastique et ne répond pas à l’un des critères essentiels : raconter une histoire cohérente et non pas se contenter d’établir une liste de personnages. La genèse Égyptienne se structure comme un commencement expliqué par une généalogie invariable à laquelle s’ajoutent des concepts fondamentaux.
Son équivalent Grec est une succession d’aventures et de mésaventures dont l’objet est la prise de pouvoir par Zeus et ses frères Hadès et Poséidon, sur leur père Chronos.
Malheureusement, aucune interprétation ne sera équilibrée ou complète parce que les Olympiens sont douze, ou quatorze suivant les écrits. Mais ils sont surtout trop anthropomorphes pour l’usage souhaité : retracer la continuité directe entre la marelle antique et notre manège équestre.

  1. Via Qui le Manège ?
  2. Lecture Aléatoire.
  3. Lecture Phénicienne
  4. Lecture Grecque
  5. Lecture Romaine.
    1. L’Obsession Egyptienne.
    2. Décors explicites.
    3. L’équitation Comme Exutoire.
  6. L’Affaire Napolitaine.
  7. Sur le même thème

Lecture Romaine.

On assiste dés – 600 en Méditerranée occidentale à la progression d’une cité puissante et impérialiste dédiée au dieu de la guerre, Mars. Elle étend progressivement son influence drastique au monde latin puis sur le pourtour Méditerranéen.
Ce peuple développe un arsenal complet, depuis les vaisseaux aux étraves brutales jusqu’aux troupes d’assaut lourdement armées, en passant par les techniques de cavaleries les plus efficaces.
Les Romains et ceux qu’ils assimilent sont statutairement formés à la guerre et au maintien de la « paix romaine ». Ils sont très religieux dans leur vision du monde, une caractéristique qu’ils partagent avec les Égyptiens. En revanche leur organisation politique est substantiellement différente dès que la République prédomine.
On ne parlera d’Empire Romain qu’à partir du moment où Rome sera dirigée par un Imperator, soit 27 ans avant notre ère. Bien avant nous assistons à plus d’un demi-millénaire de progression irrésistible, pendant laquelle la République Romaine se frotte et lamine tout ce qui tenterait de s’opposer à sa volonté.

L’Obsession Egyptienne.

Dans cette histoire tumultueuse et complexe, nous allons isoler un fait remarquablement exposé à la vue de tous : celui de l’influence de l’Égypte des Pharaons sur la culture Romaine, depuis ses débuts jusqu’à sa fin.
Les Romains ont une propension à l’acculturation religieuse. Les liens avec la civilisation Égyptienne furent si forts que certains des plus grands cultes des enfants de la louve furent dédiés à Isis.
Sur le plan militaire, si l’infanterie des débuts emprunte aux phalanges Grecques, la cavalerie coûteuse et aristocratique, s’inspire des traditions et méthodes d’Égypte.
Il ne serait donc pas surprenant que lorsque les Romains ont adopté les formes et les pratiques de l’hippodrome, ils aient traduit les marques principales en écriture archaïque Latine, tout en conservant leur sens premier Égyptien, qu’ils connaissaient bien, ainsi que le nombre de caractères utilisés et leur disposition.
Le manège nous serait alors parvenu par voie Romaine depuis l’antiquité et sans s’attarder par la case Grecque. Pour s’en assurer il convient de visiter le « Circus Maximus », ou n’importe quel autre cirque, permanent ou provisoire, de Rome ou d’une grande ville Romaine.
Dès – 600, le « Maximus » est conforme à ce qu’indique son nom. C’est le plus grand exemple de construction d’équipement de loisirs du Monde.
Comportant outre sa piste, de vastes installations équestres, il se présente comme un hippodrome comprenant deux longues lignes droites et deux virages.

Il a connu plusieurs refontes au cours de sa longue, près de mille années, durée d’exploitation, essentiellement au niveau de ses gradins et de ses tribunes.
Ses caractéristiques originelles géantes telles que sa taille et sa décoration l’ont accompagné jusqu’à son abandon.
Par exemple, la séparation centrale, dite Spina parce que l’on tourne autour, est un terre-plein surélevé par rapport au niveau de la piste et surmonté de décorations, d’équipements de comptage, de tours et d’affichages.
Si l’on compare à un manège dont le centre n’est occupé que par des pylônes de dressage, le cirque Maximus est doté d’une ligne centrale matérialisée, ce que nous trouvons sur la version Egyptienne.
Un manège ou un cirque, qui est une sorte de grand manège pour chars, est ainsi doté d’une séparation qui n’a rien d’imaginaire et supporte des marquages dont la caractéristique principale est de servir d’allégorie spirituelle, en grande partie inspirée par l’Egypte.

  1. Via Qui le Manège ?
  2. Lecture Aléatoire.
  3. Lecture Phénicienne
  4. Lecture Grecque
  5. Lecture Romaine.
    1. L’Obsession Egyptienne.
    2. Décors explicites.
    3. L’équitation Comme Exutoire.
  6. L’Affaire Napolitaine.
  7. Sur le même thème

Décors explicites.

La présence d’un obélisque au beau milieu de la Spina est une caractéristique majeure et constante pour tous les cirques, depuis ceux de Rome à celui de Constantinople, le dernier à avoir été documenté avant son abandon.
Le référentiel Egyptien est développé pendant la République et s’épanouit spectaculairement lorsque l’on passe à l’Empire, via le message le plus édifiant qui soit.
Vers – 34, après de longues difficultés et conflits qui l’auront vu finalement triompher de ses ex-alliés, poussé à la mort son ancien mentor Marc-Antoine et sa Reine Cléopâtre VII, Octavien, depuis son rôle complexe militaire et politique d’héritier désigné de son grand-oncle Iulius Caesar est enfin reconnu légalement comme Fils d’un Divinisé.
Il sera par la suite affublé du nom d’Auguste Caesar, après avoir pris possession du trésor amassé par son prédécesseur, ce qui lui permettra de renflouer ses propres caisses et d’honorer de très coûteux engagements.
Pour fêter cela et marquer à jamais sa bonne fortune dans les esprits des patriciens et de la plèbe, il lui faut faire un geste en direction des Romains, via leurs jeux favoris, les courses de chars et de chevaux.

Épris de magnificence et désireux de se montrer au plus haut de la gloire, il ne trouve rien de plus fort que de faire ériger un plus grand obélisque Égyptien, surmonté d’un soleil au centre de l’immense Hippodrome.
Le monolithe provient de Héliopolis qui fut autrefois l’un des lieux de pouvoir de Ramsès II. Il est couvert des symboles de la Grande Ennéade.

L’intention est claire et la filiation limpide. Les dimensions du cirque en font un énorme outil politique destiné à impressionner le peuple, les alliés et les adversaires. Il est utilisé pour l’organisation des cérémonies triomphales et offre au peuple méritant, c’est-à-dire martial et libre, des jeux rapides et furieux.

L’équitation Comme Exutoire.

Les courses organisées sont un loisir sanglant. Il n’est plus question de chars de combats, c’est un combat entre chars lancés à toute vitesse, tirés par leurs quatre chevaux.
Les soldats d’élite issus de l’aristocratie la plus proche du Pharaon ont cédé leurs places à des auriges esclaves à courte durée de vie, éduqués comme des bêtes de concours.
Ils étaient destinés à être broyés et estropiés lors d’accidents spectaculaires, pas toujours inopinés, pour le plus grand bonheur des spectateurs, fanatisés par les discours, la violence, le pain, le vin et les enjeux pécuniaires.
La gloire pouvait en saisir certains car les jeux confèrent aux vainqueurs une popularité inégalable et des revenus inespérés pour leurs maîtres. Les plus méritants des auriges figurent en décors honorables sur les tombes de certains des plus éminents seigneurs de Rome, ceux qui entretenaient des factions et savaient gagner les paris.
Fait intéressant, le prestige acquis par le mépris du risque était tel que des patriciens et des empereurs eux-mêmes ont parfois participé à ces courses.
Néron en particulier est réputé l’avoir fait mais comme souvent avec ce personnage, on ne sait pas dans quelles conditions et suivant quelles règles d’équité.

D’Est en Ouest, la course reproduisait celle du soleil, le char d’Apollon tiré par quatre chevaux.
Chaque faction arborait des couleurs caractéristiques, associant les éléments fondamentaux avec les divinités primordiales : la Terre et Vénus, le feu de Mars, l’eau pour Neptune et enfin l’air, Jupiter.

Ce qui bien sûr rappelle les dispositions Egyptiennes. La grande interrogation est celle de la continuité de cette influence au cours du millénaire d’exploitation des cirques et des manèges jusqu’à leur abandon après les dernières courses organisée par des Rois ostrogoth, vers 550.
Les grands cirques sont alors transformés en carrières et leurs décors vont agrémenter les villas locales.
Un traitement remarquable est pourtant accordé aux obélisques qui non seulement ont résisté aux vicissitudes du temps mais ont été mis en évidence dans deux des lieux les plus emblématiques de Rome, la Place du Vatican pour le grand modèle de l’Empereur Constantin II et la Place di Populi pour celui d’Auguste Caesar.
De leurs hauts pyramidons couronnés par le symbole de la genèse Egyptienne, ils rayonnent ainsi sur ce qui fut la grande capitale du Monde Romain.

  1. Via Qui le Manège ?
  2. Lecture Aléatoire.
  3. Lecture Phénicienne
  4. Lecture Grecque
  5. Lecture Romaine.
    1. L’Obsession Egyptienne.
    2. Décors explicites.
    3. L’équitation Comme Exutoire.
  6. L’Affaire Napolitaine.
  7. Sur le même thème

L’Affaire Napolitaine.

Les plans les illustrations, les descriptions détaillées des grands cirques qui parsemaient l’Empire romain ont longtemps été ignorés pendant la période dite du Moyen-Âge. Mais ils furent exhumés lors de la renaissance, lorsque la redécouverte de la culture antique se fit jour.
Il est possible, c’est une piste que nous suivrons, que des indications aient montré aux lettrés du 16e siècle comment les cirques étaient formés et décorés. Rien n’indique pour autant que des instructions complètes auraient survécu à cette longue période d’oubli de la « belle équitation » que l’on appelle le moyen âge, soupçonné d’être frustre.
Sauf, que cette perspective est probablement fausse, il n’y a pas réellement d’occultation complète entre la fin de l’époque Romaine et ses pratiques de cavalerie virevoltante et le renouveau de la subtilité équestre succédant à la Renaissance.
L’histoire ne fonctionne pas en tout ou rien ni en ruptures nettes et générales de telle ou telle activité, pratique ou enseignement. Il reste toujours des endroits qui feront survivre une tradition, surtout lorsqu’elle participe à un ensemble culturel plus vaste.
Nous savons ainsi que les pays pour lesquels une cavalerie lourde n’était pas un impératif, voire un handicap, ont continué à développer une forme d’équitation basée sur la vitesse et la précision plutôt que la force d’enfoncement.
Si les cirques et les courses de chars disparaissent et que les chars eux-mêmes tombent en désuétude, il n’en va sans doute pas de même pour les manèges qui restent un bon moyen d’encadrer des évolutions dans un espace restreint.
Nous pouvons donc penser que les modèles Romains, eux-mêmes issus des modèles Egyptiens ont continué à être utilisés en tant qu’outils de formation et que leurs marquages se sont simplifiés depuis le décorum grandiose des cirques jusqu’à un lettrage simple, presque austère.
Les illustrations de ce type ne sont pas nombreuses dans les ouvrages de cette époque (vers 1580).
La piste Napolitaine, pour la transmission des lettrages du manège, à partir de la tradition Romaine, est la plus vraisemblable pour trois raisons principales.

  • La création des centres qui permettront de s’exercer à la « haute « école » ne s’est pas faite spontanément. La tradition équestre Italienne n’a jamais cessé de privilégier la maniabilité, héritant en cela des méthodes de cavalerie légère et de la fréquentation des pratiques Orientales et Espagnoles.
  • Les courses les plus appréciées dans certaines grandes villes Italiennes mettent en concurrence les « Barrios » ou quartiers. Elles font la part belle à la vitesse et la précision, des qualités de cavalerie plutôt que de chevalerie lourde.
  • La montée en puissance de l’intérêt en Europe pour ce type de performances, qui redeviennent essentielles sur le champ de bataille ne pouvait, vers 1550, trouver de modèles qu’en Espagne puis en Italie.
  • La situation politique Espagnole ne présentait pas alors les conditions permettant d’accueillir des élèves provenant de grands pays, potentiellement adversaires ou frappés d’interdiction pour des raisons diplomatiques ou religieuses.

La grande évolution vient au moment où Federico Fiaschi décide de se doter de chevaux Espagnols en constatant que leurs qualités pour le dressage l’emportent largement sur ses propres montures. Son plan d’affaires est simple : il crée une école d’équitation aussi efficace que celle des modèles Espagnols, mais sans leurs limitations politiques.
Français, Allemands, Anglais et écuyers de divers autres pays considèrent cette offre comme une aubaine. Ils vont être reçus, se formeront et diffuseront ensuite dans leurs pays les méthodes et avis des maîtres Napolitains, Ferrare Fiaschi, Federico Grisone et Giambattista Pignatelli, pour les plus célèbres.

  1. Via Qui le Manège ?
  2. Lecture Aléatoire.
  3. Lecture Phénicienne
  4. Lecture Grecque
  5. Lecture Romaine.
    1. L’Obsession Egyptienne.
    2. Décors explicites.
    3. L’équitation Comme Exutoire.
  6. L’Affaire Napolitaine.
  7. Sur le même thème